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Quand le soleil est au rendez-vous, Vivescia ne l’est pas !

Jean-Marcel Buat et un champs de maïs versés CR 52

Quand le soleil est au rendez-vous, Vivescia ne l’est pas !

Tout agriculteur haut-marnais réalisant du maïs est actuellement en pleine période de récolte.

Cette année, le temps était clément et propice à assurer une récolte dans de bonnes conditions. Par ailleurs, contrairement à l’année dernière qui fut une année catastrophique, les rendements et la qualité des maïs devaient cette fois-ci être au rendez-vous.

Cependant, c’était sans compter sur la décision de Vivescia en début de semaine de stopper le stockage de maïs pour le séchage faute de place. La date de réouverture des séchoirs étant incertaine, le risque de dégradation du temps planait dans tous les esprits.

Malheureusement ce risque s’est confirmé car la Haute-Marne a subi dans la nuit du 20 au 21 octobre la tempête Aurore qui a fait verser une très grande partie des maïs. Le constat est facilement visible sur mon exploitation, le GAEC l’Églantier. Une fois la récolte détruite et le retour de la pluie, Vivescia a décidé d’accorder de nouveau l’autorisation de livrer dans ses séchoirs alors que récolter est maintenant impossible. On marche sur la tête !

 

photo drone jean-marcel buat maïs versés CR 52

Dégâts sur le GAEC l’Églantier vus du drone

 

Champs de maïs versés CR 52

Autre point de vue des dégâts

 

Vivescia se targue d’être un grand groupe coopératif ayant un poids énorme sur le secteur agricole, mais les politiques de réduction du personnel et de fermeture de silos et de séchoirs par souci d’économie mettent aujourd’hui les agriculteurs dans l’impasse.

La définition première des coopératives était d’être un outil au service des agriculteurs. Force est de constater qu’il est dorénavant un outil financier au service de quelques personnes.

Les coopératives doivent remettre au centre de leurs préoccupations l’agriculteur. Si rien n’est fait et que les dirigeants des coopératives restent sourds à nos revendications, c’est la pérennité de toute l’agriculture française qui sera remise en question.

 

 

Arnaud Buat,
Président de la CR 52