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Publication des comptes de la nation : les producteurs de céréales et oléo protéagineux sont très touchés par la crise des matières premières.

Publication des comptes de la nation : les producteurs de céréales et oléo protéagineux sont très touchés par la crise des matières premières.

La Commission des comptes de l’agriculture de la Nation (CCAN) vient de rendre son verdict annuel concernant le compte prévisionnel de l’agriculture en 2014. Comme nous pouvions nous y attendre, les grands perdants sont, pour la deuxième année consécutive, les producteurs de grains.

Une chute considérable des revenus

L’Organisation des Producteurs de Grains (OPG) de la Coordination Rurale déplore la dégradation du niveau de rémunération des producteurs de « céréales, oléagineux, protéagineux » dont les résultats courants avant impôts (RCAI) ont chuté à 16 400 €, soit 60 % du RCAI moyen (équivalent à 27 200 €) observé sur l’ensemble des exploitations françaises.

L’effondrement du revenu annuel, de l’ordre de -11,9 % entre 2013 et 2014, se poursuit depuis bien trop longtemps et représente une perte significative pour les producteurs de grains ! En 13 ans (2000–2013), cela correspond à une diminution de -48,8 % de la moyenne du RCAI.

Une dégradation multifactorielle

Ces très mauvais résultats sont influencés par une dégradation constante des marchés des matières premières agricoles et par des conditions climatiques particulièrement défavorables lors des récoltes estivales dans de nombreuses régions.

Ces chiffres doivent alerter le ministère de l’agriculture qui a fait des producteurs de grandes cultures les grands perdants de la PAC. Les aides qui leur étaient attribuées seront réduites dès 2015 et de façon croissante jusqu’à 2020, alors que de nouvelles contraintes de production voient le jour (phytosanitaires, fertilisants…).

L’OPG alerte une nouvelle fois le ministre de l’Agriculture sur la grande fragilité qui menace les exploitations en cultures. Les marchés qui devaient assurer la rentabilité de ce secteur sont incertains et la climatologie actuelle aura des conséquences à nouveau très négatives sur les rendements.