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PSN : la CR n’est pas dans l’arrangement !

PSN : la CR n’est pas dans l’arrangement !

La Coordination Rurale participera demain au Conseil supérieur d’Orientation, co-présidé par le ministre de l’Agriculture et le président de Régions de France, lors duquel seront présentés les premiers arbitrages relatifs au Plan stratégique national (PSN), déclinaison française de la future PAC. Si le syndicat reconnaît l’effort de concertation réalisé, il regrette que certaines orientations, notamment sur les aides couplées en général et animales en particulier, n’aient pas fait l’objet de chiffrages concrets et d’études d’impact, permettant aux agriculteurs de se projeter dans la nouvelle programmation.

« Dans cette version malheureusement renationalisée de la PAC, on nous a bien rappelé que les enveloppes étaient fermées et que donner à certains revenait à prendre à d’autres. Chaque choix aura donc des impacts financiers pour les agriculteurs et des dommages collatéraux sur d’autres filières : il est inadmissible que leurs conséquences ne soient pas mesurées ! », déclare Alexandre Armel, secrétaire général de la Coordination Rurale.

La CR, qui a participé aux concertations, n’a eu de cesse de rappeler ses fondamentaux, et surtout l’urgence d’une juste rémunération pour les agriculteurs.

« La PAC ne peut pas compenser à la fois des prix bas et pallier l’impact des objectifs que l’on impose aux agriculteurs. Et force est de constater que le marché, faute d’une vraie politique de régulation et de protection des agriculteurs face au dumping des importations, ne permet pas cette juste rémunération », ajoute Alexandre Armel.

En ce qui concerne la volonté de développer la production biologique, les taux de conversion en bio répondent à des objectifs politiques, et non pas à la demande de ce marché qui pourrait se voir ainsi déséquilibré. Dans ce domaine comme dans d’autres, la CR craint une régionalisation des politiques agricoles, créant des distorsions supplémentaires entre producteurs.

Concernant les efforts demandés en matière de transition agroécologique, la CR regrette que ceux réalisés par les agriculteurs ne soient pas reconnus. L’agriculture française est déjà verte et vertueuse, et ceux qui font déjà bien seront mis de côté. À ce titre, la CR rappelle que la certification HVE, tant mise en avant, revient à acheter un droit à vendre sa production et ce, sans revalorisation !

La CR appelle également à plus d’efficience dans la distribution des aides, notamment du deuxième pilier :

« L’argent de la PAC ne doit plus servir à financer des structures sur notre dos ! Il ne faut pas confondre les aides à l’agriculture et à l’agriculteur ! », précise Alexandre Armel.