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Préserver la nature c’est aussi la modifier

Préserver la nature c’est aussi la modifier

Il y a huit ans, l’opposition idéologique au barrage de Sivens s’achevait par un drame, la mort d’un homme. Il s’agissait de protéger les libellules, les grenouilles, les poissons. Depuis ce jour, tous les projets de retenue d’eau sur le Tescou sont à l’arrêt. Aujourd’hui, dans le Tarn comme partout ailleurs la sécheresse sévit. Comme chaque été un peu sec le Tescou n’est plus, la rivière présentée sur certaines images, elle est devenue un vaste cimetière à ciel ouvert où crèvent, loin du regard des écolos, les libellules, les grenouilles et les poissons. Aucun d’entre eux ne s’est mobilisé pour éviter la catastrophe. La retenue de l’ex barrage de Sivens aurait pu empêcher cela. Mais ce projet était le fait des hommes et pour un écologiste c’est une faute impardonnable.

On pourrait également évoquer le désastre de la réserve nationale de la plaine de Maure (83). Pour protéger les tortues de Hermann, le lobby environnementaliste et l’OFB ont restreint puis rendu impossible l’entretien des pare-feux. La nature a donc repris ses droits et, en août 2021, l’incendie qui a ravagé le secteur a tout emporté, les tortues, les broussailles et deux humains. L’écologie n’a pas dit mot.

Modifier la nature c’est aussi la préserver. Si le lit du Tescou et sa faune disparue ont des allures de nécropole, le lac de Caussade a maintenu le Tolzac à flot. Là bas, les libellules, les grenouilles et les poissons ne se portent pas trop mal. L’agriculture vivrière aussi. Ce lac est aussi le fait des hommes et notamment de la CR47. Des hommes qui ne se contentent pas de vivre avec la nature mais en son sein.