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Prédation : les dommages psychologiques des éleveurs une nouvelle fois occultés

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Prédation : les dommages psychologiques des éleveurs une nouvelle fois occultés

Zéro. Il n’est fait aucune mention des éleveurs dans le nouveau dispositif d’indemnisation pour les dommages dus aux grands prédateurs. Ce dispositif entérine l’acceptation de la présence du loup mais plus grave encore, pour la Coordination Rurale, il nie l’impact de ce dernier sur la santé des éleveurs français.

Avec ce dispositif, le Gouvernement entend assurer la viabilité des populations de grands carnivores mais ne protège pas suffisamment les éleveurs et le pastoralisme.
« La population française s’habitue non seulement à la présence des grands prédateurs mais également à verser, sur l’argent de la PAC, des indemnisations aux éleveurs. Mais qui mesure le risque réel d’une telle propagation ? Et qui prend en compte le stress et les dégâts psychologiques causés à toute une profession ? » s’inquiète Alain Pouget éleveur en Lozère et représentant de la CR.

La situation risque pourtant d’empirer face à la croissance de la population lupine que le ministère de la Transition Écologique et Solidaire décrit comme exponentielle et à la faible réponse de l’État en retour qui a relevé le taux de prélèvement à 17 % bien insuffisant.

La Coordination Rurale maintient sa demande de déclassement de protection stricte du prédateur afin de protéger les éleveurs, leurs familles et le pastoralisme. Cette demande est également préconisée par le Parlement européen (1).

(1) Les résolutions adoptées par le Parlement :

• 34. constate que les espèces indiquées comme nécessitant une protection stricte dans la directive «habitats» ont atteint un bon niveau de conservation dans certaines régions d’Europe et sont susceptibles de mettre d’autres espèces et les animaux d’élevage en danger et, partant, de perturber l’équilibre naturel de l’écosystème; appelle la Commission à développer un processus d’évaluation qui permette de modifier le statut de protection d’une espèce dans une région donnée dès que le niveau de conservation souhaité est atteint;

• 35. rappelle que la coexistence des populations et des grands carnivores, notamment les loups, peut avoir des répercussions négatives sur le développement durable des écosystèmes et des zones rurales peuplées dans certaines régions, notamment en ce qui concerne l’agriculture traditionnelle et le tourisme durable ainsi que d’autres activités socio-économiques; appelle la Commission et les États membres à prendre des mesures concrètes afin de remédier à ces problèmes pour ne pas compromettre le développement durable des zones rurales, tout en reconnaissant la flexibilité qu’offre la directive «habitats»;