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Pour la CR 68, la revalorisation du prix du lait est indispensable

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Pour la CR 68, la revalorisation du prix du lait est indispensable

La Coordination Rurale revendique depuis plusieurs mois une revalorisation du prix du lait pour garantir un revenu décent aux éleveurs.

Les 23 et 24 juin derniers, les éleveurs laitiers de l’European Milk Board (EMB) de dix pays s’étaient déjà retrouvés pour échanger sur la conjoncture laitière de leurs pays respectifs et le constat était alors sans appel : l’élevage est menacé dans toute l’Europe. À l’exception de l’Irlande, pour le reste des états et notamment pour la France, le prix de vente reste en dessous du prix de production(en moyenne 29 % en dessous). Début 2022, la hausse des prix du lait n’a pas été à la hauteur de la hausse des charges initiée fin 2021 et a été exacerbée par la guerre en Ukraine.

Plusieurs années auparavant, les agriculteurs français et allemands avaient manifesté pour dénoncer les problèmes économiques européens liés au prix du lait. La CR 68 avait alors rallié le pont du Rhin à Breisach en tracteur aux côtés de la CR67 pour accompagner les agriculteurs allemands lors de cette manifestation nationale et ainsi montrer leur solidarité face à cette énième crise agricole. Si pour l’Allemagne le problème semble en partie résolu avec une augmentation du prix du litre du lait, en France, les solutions tardent à arriver.

A présent, au vu des récents coups de communication du syndicalisme majoritaire observés dans les supermarchés français, la Coordination Rurale souhaite rappeler qu’il ne faudrait pas se tromper de cible. Le lait de consommation représente 10 % de la filière lait et le dysfonctionnement que l’on observe actuellement est systémique puisque certaines coopératives tirent les prix vers le bas en toute impunité, malgré un plan de filière et la loi Egalim.

Un prix de 50 cts/L de lait est donc indispensable pour permettre de couvrir l’ensemble des charges et d’assurer une rémunération digne des éleveurs en France. Par ailleurs, il est également impératif que les prix atteignent un niveau permettant de couvrir les coûts pour les collègues des autres pays de l’UE, qui se trouvent dans une situation tout aussi difficile.