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Plan d’actions pour réduire les produits phytopharmaceutiques – Comment compliquer encore la situation des agriculteurs ?

Plan d’actions pour réduire les produits phytopharmaceutiques – Comment compliquer encore la situation des agriculteurs ?

Si les mesures de mise en œuvre sont encore floues, le plan d’actions pour réduire les produits phytopharmaceutiques annonce clairement l’augmentation des contraintes pour les agriculteurs avec pour conséquence une nouvelle baisse de leur revenu déjà calamiteux. Avec sa mise en œuvre il va falloir compter sur une augmentation de la redevance pour pollution diffuse, une diminution drastique de choix de matières actives et par conséquent, si l’on persiste à importer des produits ne répondant pas à nos normes, une augmentation de la concurrence déloyale avec l’ensemble de nos collègues agriculteurs étrangers.

Forcer les conversions ?

Sans parler de l’engorgement du marché, penser qu’il suffit de taxer les agriculteurs pour qu’ils passent en bio est une preuve de la méconnaissance des charges d’investissement nécessaires à une conversion. Beaucoup d’agriculteurs n’ont plus la capacité financière de l’envisager, pour favoriser les conversions, il vaudrait mieux privilégier la carotte que le bâton et encourager les conversions par de vraies aides financières. L’agriculture conventionnelle déjà lourdement impactée par la situation conjoncturelle représente 90 % des agriculteurs français. Augmenter les contraintes techniques et les charges financières n’améliorera pas leur sort !
La CR demande que les conversions soient solides et durables en les planifiant et en les sécurisant financièrement.

Solutions de substitution ?

Il faut évidemment favoriser la recherche dans ce sens mais actuellement le « Tout bio-contrôle » est actuellement impossible. « Les bio-contrôles ne sont pour l’instant que des propositions complémentaires, et non des solutions de substitution et actuellement les propositions offertes par ces produits sont encore plus chères, moins efficaces et malheureusement inexistantes en herbicide » rappelle Bernard Lannes Président de la CR.

Pour la CR tant que l’on ne règle pas concrètement la rémunération des agriculteurs en payant des prix justes et rémunérateurs il est inconcevable de leur rajouter des taxes et des contraintes supplémentaires.