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Plan pollinisateurs et Traitements de nuit : quand opportunisme et ignorance se liguent contre les agriculteurs

Plan pollinisateurs et Traitements de nuit : quand opportunisme et ignorance se liguent contre les agriculteurs

Pour jouer les bons élèves, les autorités publiques et certains syndicats départementaux de la FNSEA proposent aux agriculteurs de traiter les cultures de nuit afin de protéger les pollinisateurs diurnes, puisque cette incitation concerne les cultures mellifères en fleur. Une position que ne partage pas la Coordination Rurale, qui alerte au contraire sur les dangers de cette pratique.

Ce mode opératoire soulève malheureusement beaucoup de questions. Que faire lorsque les salariés refusent de travailler de nuit, ce qui est parfaitement leur droit ? Comment gérer les questions de la sécurité et de l’accidentologie surtout sur les terrains escarpés ? On pourrait également évoquer les conséquences que cela risque d’occasionner avec le voisinage ou bien encore un renforcement du dénigrement des activités agricoles.

Pour bon nombre de petites et moyennes exploitations, notamment en fruits et légumes, cette pratique est synonyme de contraintes mais également de coûts supplémentaires. Ces coûts ne pourront être répercutés sur les prix, surtout quand on sait que cette nouvelle contrainte est franco-française et que la concurrence entre les membres de l’UE est rude.

Les difficultés engendrées par les traitements de nuit sont réelles. Elles ne peuvent être ignorées au profit d’une communication opportuniste. La Coordination Rurale n’a pas l’intention d’exposer des professionnels au danger.

« L’Homme est une espèce diurne, le faire travailler de nuit est très dangereux ! Tout repérage précis devient très difficile dans l’obscurité, on court le risque de faire du mauvais travail ! Cette prise de position de la FDSEA de Vendée ouvre une autoroute pour l’application à marche forcée du plan pollinisateurs. La CR s’oppose à la généralisation aveugle de méthodes dont les effets négatifs ne font l’objet d’aucune évaluation. Si cela devait se produire, l’unique résultat serait la disparition d’un nombre toujours plus grand d’exploitations. », déclare Sébastien Héraud, responsable de la section Fruits et Légumes.