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Photovoltaïque

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Quel support ?

 

L’intérêt porté par les agriculteurs à ce type d’énergie est très dépendant des tarifs de rachat, qui n’ont cessé de baisser, la rentabilité des projets suivant la même pente. Certains agriculteurs ont fait d’importantes avances en études et dossiers pour finalement renoncer à leur projet.

Or, l’agriculteur dispose de surfaces (toitures de bâtiments, terrains incultes…) se prêtant bien à l’installation de panneaux. Dans un souci de préservation du foncier, la CR a toujours refusé les panneaux sur socles bétonnés qui donnent un caractère irréversible au changement d’affectation du foncier. Par ailleurs la CR souhaite que les agriculteurs aient la liberté d’implanter des panneaux sur pieux si pour eux la production d’énergie solaire s’avérait plus rentable que la production agricole. L’anomalie venant justement de cette non-rentabilité dont les agriculteurs ne sont pas responsables. Il faut noter que pour beaucoup d’agriculteurs il peut s’agir d’un moyen de subsister en faisant installer des panneaux sur leurs terres les moins productives.

Afin de réduire le coût du raccordement de l’installation à un poste de transformation, le bâtiment support est parfois jugé « mal placé » par la CDPENAF qui rend un avis défavorable sur le permis de construire. La CR estime que ces refus sont liberticides, selon les circonstances.

Dans une conjoncture agricole sans aucune visibilité, avec des contrats incluant bien souvent des restrictions d’usage des bâtiments supports, il convient de prendre toutes les précautions et les bons conseils avant de s’engager personnellement mais aussi d’engager ses successeurs et ses ayant droits sur des durées de 15, 20, voire 25 ans. C’est pourquoi la CR a toujours appelé les agriculteurs à redoubler de méfiance à l’égard des appâts subventionnés et des propositions contractuelles qui fleurissent.

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