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PAC : le Parlement a ouvert la voie d’une meilleure gestion de crise, au Conseil et à la Commission de franchir le cap

Michel Le Pape

PAC : le Parlement a ouvert la voie d’une meilleure gestion de crise, au Conseil et à la Commission de franchir le cap

S’il faut craindre une renationalisation malheureuse de la PAC,  actée par le Conseil des Ministres de l’agriculture, le Parlement a su faire preuve de plus de clairvoyance notamment dans le domaine de la gestion des crises.

Les eurodéputés ont en effet soutenu le rapport d’Éric Andrieux sur l’OCM qui met en lumière des principes chers à la CR :
– transparence des marchés ;
– observatoire des marchés agricoles ;
– mécanisme d’anticipation des perturbation de marché ;
– réduction volontaire des productions.

Les parlementaires ont donné à la Commission plus de responsabilités et plus de moyens d’agir afin que les crises n’affectent plus les différents marchés agricoles les uns après les autres. La Commission doit désormais saisir cette opportunité pour redonner à la PAC un rôle protecteur. Sans ces outils de gestion, les agriculteurs ne pourront pas supporter les contraintes du Green Deal et de la stratégie « Farm to Fork ». La CR en fait une condition nécessaire, mais pas suffisante, car il faudra surtout traiter la question de la rémunération des producteurs et de la protection des marchés agricoles.

« Les négociations du trilogue (et la sincérité du « Farm to Fork » ) nous prouveront-elles que l’UE vise son assurance alimentaire avec des agriculteurs actifs, des installations sécurisées et un tissu rural actif avec un bon nombre d’emplois induits ? », s’interroge Véronique Le Floc’h, 2e vice-présidente de la CR.