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Que faire face au retour des loups ?

Que faire face au retour des loups ?

Doit-on s’attendre à cohabiter avec les loups dans l’Orne ? Depuis plus d’un an, la potentielle présence du loup fait parler dans les campagnes. Début mai, des veaux avaient été retrouvés morts dans des exploitations proches de l’Aigle, laissant penser à une attaque de loup. Après expertise, l’Office français de la biodiversité a exclu l’implication du prédateur.

Dans le doute, il est préférable de le signaler !

À la Coordination Rurale, nous vous conseillons, si vous constatez que l’un de vos animaux a été prédaté (animaux tués ou blessés avec des traces de morsures) de joindre immédiatement la DDT de l’Orne au 02 33 32 50 50 et de conserver au mieux les indices (sous une bâche) et des preuves (photos). N’hésitez pas à conserver de votre côté un prélèvement de poils (loup).

Doit-on s’alarmer ?

Dans les départements où le loup est présent en nombre, les éleveurs constatent très régulièrement des attaques sur leurs troupeaux. La plupart du temps, lorsque des agents de l’ONCFS se déplacent pour établir un constat, ils imputent ces attaques à des chiens errants, niant ainsi le développement exponentiel du loup pour retarder la reconnaissance officielle de sa présence dans de nouvelles communes. Il faut savoir que, lorsque les attaques ne sont pas liées au loup, les éleveurs ne sont pas indemnisés. Cela représente une perte économique importante, sans parler des aspects psychologiques que l’État ne veut toujours pas prendre en considération. Pour autant, cela n’est pas le plus grave. En refusant d’admettre la présence du loup, les autorités permettent, d’une part aux loups de s’installer et de constituer des meutes et, d’autre part, font courir un risque important à l’ensemble de la population.

« Dans notre département de l’Orne, la filière ovine n’est pas très présente, c’est souvent elle qui est la plus touchée par ces prédateurs », explique Thierry Coupey, président de la Coordination Rurale de l’Orne, « mais parfois, ce sont des veaux ou des poulains qui sont attaqués. En voyant la problématique du loup devenir un vrai calvaire dans certains départements, je dirais qu’il faut rester prudents et prendre les devants en déclarant toute attaque douteuse ».