La 500e édition de la foire Sainte-Croix de Lessay (Manche) ouvre ses portes ce vendredi 12 septembre 2025, dans un contexte marqué par la crise sanitaire (fièvre catarrhale ovine) et une instabilité politique sans précédent. Malgré l’absence de concours bovins et ovins, l’événement reste un symbole de résilience pour le monde agricole normand.
Un vide politique préoccupant
Depuis la démission du gouvernement Bayrou, la France est privée de ministre de l’Agriculture, une situation qui inquiète les professionnels. Pour Jean-Philippe Yon, secrétaire général de la Coordination rurale (CR), cette incertitude menace directement l’autonomie du secteur : « Nous refusons de voir l’agriculture sacrifiée sur l’autel du libéralisme. Il est urgent de retrouver une gouvernance stable pour défendre notre souveraineté alimentaire et notre rémunération. Je suis venu avec de nombreux jeunes qui aiment ce métier mais pourront ils un s’installer sans revenu. »
Un lien vital entre agriculteurs et citoyens
Malgré les travaux des champs (semis, ensilage), la CR maintient sa présence à Lessay, un rendez-vous essentiel pour renforcer le dialogue avec les consommateurs. « Ces foires sont des moments clés pour rappeler que l’agriculture est au cœur de notre société, même en période de crise », insiste Jean-Philippe Yon.
Un appel à l’action
La CR profite de cette vitrine pour alerter sur les défis : gestion des crises sanitaires, dépendance aux importations, et besoin de politiques agricoles cohérentes. « L’agriculture ne peut pas être une variable d’ajustement. Elle doit rester un pilier de notre indépendance. »
