Le vendredi 25 novembre, trois membres du conseil d’administration de la CR80, Jean-Luc Allain, président, Patrick Legras, Marc Vanhersec et Sandrine Anquetil, ont rencontré Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement National de la Somme.

C’est autour d’un café que les membres de la CR 80 ont pu échanger avec lui sur les problèmes rencontrés dans le monde agricole. Augmentation des charges, pression des contrôles, l’agriculteur est constamment persécuté.

Patrick Legras, responsable de la section Pommes de terre, lui a fait part des relations difficiles entretenues avec les coopératives qui ne rémunèrent pas correctement les agriculteurs. Autre inquiétude, la Belgique a défini une date butoir à laquelle l’arrachage des pommes de terre devra être terminé. La crainte est que cette mesure ne s’applique en France et crée un stress supplémentaire pour les producteurs. « Cela pourrait être handicapant avec 10 à 15 % de rendements en moins ! » dit Patrick Legras. Il est aberrant que l’administration se mette à déterminer ce type d’échéance à la place de l’agriculteur !

Sandrine Anquetil, quant à elle, parle de la filière de l’élevage qui se sent délaissée.
En effet, avec l’augmentation des charges d’alimentation et la flambée du coût de l’énergie, la filière du lait prend encore une fois un coup de masse sur la tête ! « Les éleveurs ont bien peur de ne pas pouvoir sortir la tête de l’eau et de devoir arrêter l’élevage. Les charges nous dépassent et on ne nous rémunère pas correctement le lait ! » réagit-elle.

Marc Vanhersec, céréalier réagit par rapport aux nombreux contrôles que les agriculteurs subissent :
« L’agriculteur est persécuté, notre métier n’est plus reconnu et avec tous ces contrôles, nous avons l’impression d’être des bandits ! » L’agriculteur dénonce la pression exercée notamment lors des contrôles de l’OFB. « Il faut arrêter de nous prendre pour des voyous, nous ne sommes plus maîtres sur nos fermes ! » s’exclame-t-il.

À la fin de cet échange, Jean-Philippe Tanguy réagit : « Je trouve cela aberrant que l’administration choisisse pour l’agriculteur des dates. L’agriculteur n’est plus libre. Ce n’est pas normal de subir constamment une telle pression ! Cela fait longtemps que je me positionne sur le fait que l’agriculteur ne veut pas de primes mais des prix ! ».
De plus, le député veut proposer un amendement pour les entreprises sur les normes françaises qui viennent s’ajouter aux consignes européennes et qui multiplient charges, contraintes et stress pour les entreprises.

Jean-Luc Allain, président de la Coordination Rurale du 80, demande une simplification administrative pour les agriculteurs qui ne souhaitent qu’une chose : celle d’arrêter de vivre sous la pression de l’augmentation des charges, des contrôles…
Et surtout que leur métier soit reconnu et non étouffé !

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