Face à l’augmentation des dégâts causés par les sangliers, la Coordination Rurale de l’Orne (CR61) a récemment adressé un courrier au préfet afin de demander la mise en place de tirs de nuit. Une mesure que le syndicat agricole juge aujourd’hui indispensable pour protéger les cultures.

Depuis plusieurs mois, les exploitants agricoles du département constatent une aggravation des dommages sur leurs parcelles, notamment en maïs, céréales et prairies. Malgré les dispositifs de régulation existants, la pression des populations de sangliers reste très élevée.

Pour la CR61, la situation devient préoccupante, voire critique pour certaines exploitations. « Les dégâts causés par les sangliers ne cessent d’augmenter et mettent en péril l’équilibre économique de nombreuses fermes du département », alerte Anne-Valérie Préel, coprésidente de la Coordination Rurale de l’Orne.

Dans ce contexte, le syndicat demande l’autorisation de tirs de nuit, estimant que cette mesure permettrait de renforcer significativement l’efficacité de la régulation. « Les moyens actuels ne suffisent plus. Il est nécessaire d’adapter les outils pour répondre à l’ampleur du problème », ajoute-t-elle.

La Coordination Rurale assure vouloir travailler en lien étroit avec les services de l’État afin d’encadrer cette pratique, dans le respect des règles de sécurité et de la réglementation en vigueur.

Dans l’attente d’une réponse du préfet, le syndicat insiste sur l’urgence d’agir pour limiter les dégâts et préserver la viabilité des exploitations agricoles du territoire.

Dans la même catégorie

Nos CR locales
Normandie
Nos CR locales
Nos CR locales