Le sénateur Jean-Pierre SUEUR a répondu à la sollicitation de la CR du Loiret pour une rencontre. Vendredi 28 octobre 2016, Laurent LHEURE, Président, et Arnaud JENAR, administrateur, se sont rendus dans sa permanence à Orléans (45).Un entretien sans langue de bois, la CR45 souhaitait témoigner réellement des difficultés rencontrées au quotidien par les agriculteurs, et encore plus cette année. Après l'annonce du énième suicide d'agriculteur, cette fois-ci dans le département, Laurent LHEURE et Arnaud JENAR, ont débuté l'entretien en lui rendant hommage. Ensuite, les sujets se sont enchainés :
Un rappel du constat, et du sentiment d'injustice et d'impuissance des agriculteurs
En premier, il y a eu les inondations, mais depuis, tout concourt au mal-être des agriculteurs. Pour ne citer que l'aspect financier, en plus de trois années déficitaires pour certains exploitants, il manque cette année autour de 500 à 800 € par hectare. Laurent LHEURE rappelle que son élection l'a projeté directement au cœur de la crise, avec la venue en juin de Stéphane LE FOLL, Ministre de l'agriculture.
Tous les agriculteurs traversent une crise sans précédent. Leurs compétences et leur savoir-faire ne sont pas remis en cause. Ils ont également en commun un sentiment d'injustice et d'impuissance face à la situation. Pourquoi eux ? Comment s'en sortir ? Autant de questions qui n'ont aujourd'hui pas de réponse satisfaisante pour tous.
Un plan de sauvetage ?
La Coordination Rurale le rappelle, mais c'est une réelle prise de position qui est demandée aux personnalités :
Quelle agriculture pour demain ?
Si rien n'est fait, dans les prochains mois, les dépôts de bilan d'agriculteurs se succèderont. Est-ce vraiment ce que la France souhaite ? Il est du devoir des élus et du grand public de prendre position. A court terme, les agriculteurs ont besoin d'argent pour la prochaine campagne, et les annonces du gouvernement ne suffiront pas à combler les manques.
La réforme de la DPA
Parmi toutes les propositions de la Coordination Rurale pour ne pas retomber dans cette crise, la réforme de la Dotation Pour Aléas (DPA) a été au cœur des propositions débattues avec le sénateur. Une refonte en profondeur d'un dispositif pré-existant permettrait un réel amortisseur des crises. L'activité économique en agriculture n'est pas du tout régulière. Un réel mécanisme qui permettrait de pouvoir mettre de l'argent de côté les bonnes années, afin de le réintégrer de manière simple les mauvaises serait un bon début, sans pour autant sauver la situation.
Le rendez-vous a permis de brosser l'essentiel des propositions de la Coordination Rurale pour traverser la crise, et créer les conditions afin qu'elle ne se renouvèle.
