Une nouvelle équipe face à de nouveaux défis.
Suite aux différentes assemblées générales de nos départements et de la région, c’est une équipe globalement stable, mais en partie renouvelée, et dans une idée de continuité, que vous avez mise à votre tête pour l’année qui vient. Les deux changements notables sont l’arrivée de Dominique MEZERETTE, en remplacement de Lydie DENEUVILLE à la tête de la CR 58, Lydie restant notre trésorière régionale, et de Claire JUILLET qui me succède à la CR 71, sachant que vous m’avez renouvelé votre confiance pour présider la CR BFC.
Tous les élus départementaux et régionaux vous remercient de votre confiance, et sont conscients que l’année qui vient s’annonce encore particulièrement difficile pour le monde agricole. La guerre entre l’Iran et les Etats-Unis dure, et avec elle l’enchérissement du GNR et des engrais, susceptibles de se transformer en pénurie. Endettée au-delà du raisonnable, la France ne semble pas décidée à débloquer des aides suffisantes pour garder nos trésoreries à l’équilibre face aux augmentations de prix. Si nous passons à la pénurie, il faut être réalistes, le gouvernement français, quel qu’il soit, n’y pourra pas grand-chose.
Pendant ce temps, ne tirant aucune leçon des évènements, et violant les règles les plus élémentaires de la démocratie, Bruxelles persiste dans l’ouverture des marchés à tout prix. Un comité technique du Conseil de l’Union a adopté, dans la plus grande discrétion, un règlement d’exécution de la mise en œuvre provisoire du Mercosur, qui laisse le soin aux pays d’Amérique du Sud, dont certains sont largement gangrenés par les mafias, de choisir les entreprises qui pourront nous vendre leur viande. Quand on pense que le Brésil possède avec JBS le premier producteur mondial de viande, et que ses dirigeants sont visés par différentes procédures pour fraudes sanitaires et corruption, on imagine les conséquences possibles de ce règlement : la disparition pure et simple de nos filières viande, ou le rachat de ses acteurs par des grands groupes multinationaux.
Nous devrons donc agir pour mobiliser élus européens et nationaux, gouvernement et partis d’opposition, forts de notre représentativité. Mais, il nous faudra nous imposer face à des syndicats majoritaires parfois prêts à tout pour maintenir leur monopole. Nous en avons eu récemment l’exemple en Saône-et-Loire, où la Chambre d’Agriculture, au lieu d’organiser une rencontre avec le préfet national loup suite à un épisode de prédation récent, a laissé le soin à la FDSEA de le faire, sans inviter les syndicats d’opposition bien entendu. Il en a été de même pour un point sur la DNC. Lors de la venue de la présidente de l’Assemblée Nationale, sans la présence d’esprit et l’opiniâtreté de Rémy DUPUIS qui nous représentait, la rencontre entre Madame BRAUN-PIVET et « la profession », ce serait réduite à une rencontre avec la FDSEA et les JA, organisée dans la plus grande discrétion, comme ça se pratiquait couramment il y a quelques années.
Nous aurons donc encore fort à faire dans les mois qui viennent pour défendre nos agriculteurs de BFC, voire tout simplement assurer leur survie. Pour y parvenir, nous, que vous avez élus, avons besoin de vous tous, car nous ne pouvons pas être compétents et présents sur tous les sujets . Alors, si vous êtes prêts à consacrer un peu de temps à vous investir sur un sujet particulier, n’hésitez pas à le faire savoir à votre président de département ou à nos animatrices. Le travail ne manque pas.
Thierry-James Facquer, Président CR BFC