Dans sa recherche d’économies, le gouvernement a annoncé, samedi 14 février, une nouvelle baisse des aides à l’apprentissage. Une décision qui n’est pas sans conséquences et qui risque de se répercuter directement sur le nombre d’embauches d’apprentis.
Désormais recentrées et moins avantageuses, ces aides seront nettement moins incitatives pour les employeurs. Dans les prochains mois, les jeunes à la recherche d’un contrat d’apprentissage ou d’alternance pourraient avoir davantage de difficultés à trouver une entreprise prête à les recruter.
Un impact direct pour les exploitations agricoles
Pour la Coordination Rurale, cette décision est particulièrement préoccupante dans le secteur agricole.
L’apprentissage est un pilier du renouvellement des générations. Dans un contexte où les départs en retraite sont plus nombreux que les installations, réduire les aides revient à fragiliser la transmission des exploitations et la formation des futurs agriculteurs.
Les fermes, souvent de petite taille et déjà confrontées à des marges réduites, auront plus de mal à absorber le coût d’un apprenti sans soutien financier suffisant.
Préserver l’avenir agricole
Former un jeune, c’est investir dans la souveraineté alimentaire de demain.
La Coordination Rurale demande le maintien d’aides réellement incitatives pour les exploitations agricoles, afin de ne pas compromettre l’installation des jeunes et l’avenir de nos territoires ruraux.