En Bourgogne, on a la mémoire longue. Alors, quand je vois Emmanuel Macron et Brigitte, j’ai parfois l’impression de feuilleter un vieux manuscrit de la cour des Valois.

Charles VI, qu’on appelait « le Bien-Aimé » avant de devenir « le Fou », se prenait pour du verre et hurlait qu’on le casse. Macron, lui, se prend pour Jupiter et casse tout ce qui bouge : retraites, paysans, service public. Le résultat est le même : un royaume en vrac.

Et puis il y avait Isabeau de Bavière (épouse de Charles VI), qui s’entendait si bien avec les oncles de son mari, surtout le Duc de Bourgogne (Philippe le Hardi). Elle a fini par gouverner à la place de Charles VI quand il délirait. Un peu comme Brigitte, qui tient la baraque à l’Élysée pendant que son mari joue au prophète de la start-up nation.

Moi, paysan bourguignon, j’aimerais bien qu’on me redonne un Duc de Bourgogne : quelqu’un qui défend son territoire, qui connaît ses vignes et qui ne confond pas un tracteur avec un SUV électrique.

En attendant, je regarde Paris décider pour nous, et j’ai l’impression qu’on revit l’histoire : un roi perché dans ses rêves, une reine qui sourit au bal masqué, et nous, pauvres gueux, qui continuons à traire les vaches pour financer leurs banquets.

Moralité : l’histoire bégaie, mais ce sont toujours les mêmes qui paient l’addition.

Cyril Hoffman – Président de la CR21

Dans la même catégorie

CR 71
Nos CR locales
Nos CR locales
Nos CR locales