EDITO
On ne plaisante pas avec l’agriculture française !! Si nous, agriculteurs, sommes dans cette situation de crise si difficile, c’est que de trop nombreuses décisions politiques n’étaient pas les bonnes, de trop nombreuses personnes sans compétence ont régenté et réglementé le métier, de trop nombreuses personnes se sont servis au lieu de servir l’agriculture et les agriculteurs français. Si nous sommes aujourd’hui au pied du mur, c’est bien à cause de ces moins capables. Notre Président de la République lui même nous disait : « le plus difficile sera de simplifier ». Et oui, les moins capables savent compliquer mais pas clarifier ! Si nous avons manifesté si fortement ce début d’année, c’est parce que, collectivement, un sommet de bien-pensants ont échoué. Les politiques agricoles défendues par quelques uns, y compris nos représentants professionnels majoritaires, ont fait échoué un très grand nombre. Le résultat est là. Souvenons-nous des responsables lors de nos prochaines échéances électorales professionnelles. À l’évidence, nous avons eu raison trop tôt. Ce début d’année 2024, nous avions demandé à la fois des solutions immédiates urgentes et des mesures de fond. Notre présence et notre contact permanent avec le terrain nous ont permis de dresser le triste constat. Nous étions convaincus qu’en fin 2024, la situation serait intenable pour de nombreuses fermes. Malheureusement, nous y sommes. Les fermes, petites et grandes sont impactées, mais aussi les coopératives, les intermédiaires. Le mal se loge partout. La déproduction et la suradministration sont les cancers français. Alors, à l’évidence, ceux qui ont maltraité l’agriculture française en haut-lieux depuis 30 ans ne sont pas ceux qui la sauveront aujourd’hui. Encore à ce jour, les moins capables sont toujours en place et continuent leur politique mortifère. Pour les uns, ils poursuivent leur carrière politique. Ils enchaînent les postes sans être tenus responsables de leurs échecs. Ils nous ont tant promis sans donner suite. N’est ce pas Monsieur Attal ? Pour les autres, ils se positionnent illégitimement du côté des agriculteurs alors que bon nombre de leurs décisions n’ont fait que soutenir la suradministration de notre profession, n’est ce pas Monsieur Rousseau ? Ce monde-là, le monde d’avant doit s’achever. Plus un agriculteur ne peut croire en de telles promesses ou représentations. L’heure est encore aux récoltes et aux semis. Personne ne viendra faire le travail de la ferme à votre place. Donc, place au travail en priorité. Mettez-vous à jour. Et, le moment venu, l’acte 2 viendra. Pas de perte de temps. Stop aux bla-bla. Droit au but. Nous n’avons pas mis nos tripes sur la table ce début d’année pour rien ! Le temps, nos décideurs l’avaient pour enrayer la situation. Ils l’ont gaspillé et le gaspillent encore. Après des centaines d’alertes, de demandes et propositions de solutions tangibles et efficaces pour nos fermes, après des milliers de signaux de détresse, la révolte agricole arrive. Pour nos enfants qui voudront bientôt s’installer, pour nos parents qui se sont crevés à la tâche, pour nos semblables, pour l’amour de notre métier, pour l’avenir de notre souveraineté alimentaire, nous nous battrons jusqu’au bout. Prenez tout de même la mesure, à la lecture de ce journal, qu’ici, en 47, à force de travail acharné de vos représentants, les agriculteurs sont un peu plus libres qu’ailleurs. À très vite.
Karine DUC José PEREZ
AU SOMMAIRE
- C’est vous qui le dites
- Actions de vos représentants
- Vie syndicale
- Manifestations
- Adhésion
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