A l’annonce de l’abattage de 82 vaches dans le Doubs à cause d’un cas positif à la DNC, les élus de la Coordination Rurale de Charente ont rencontré M. Jérôme Harnois, préfet de la Charente.
DNC : la Charente n’acceptera pas que cela se reproduise
Cette rencontre avait pour sujet principal la situation inacceptable qui s’est déroulée dans le Doubs en début de semaine. En effet, malgré un protocole de vaccination mis en place, ce sont 82 vaches qui ont été abattues sur décision préfectorale pour un cas positif.
La position de la CR16 est claire, « nous n’accepterons pas que la situation se produise en Charente », dit Frank Olivier, président. Le syndicat promet une forte opposition des agriculteurs et éleveurs sur le terrain, si le schéma venait à se reproduire.
Aussi, le préfet s’est montré à l’écoute des inquiétudes du syndicat. Il s’est engagé lors de ces problématiques sanitaires, d’informer les éleveurs préventivement en amont du protocole nécessaire à suivre. La révision du protocole s’avère être une des possibilités.
Tuberculose : une problématique à solutionner de toute urgence
Depuis 20 ans les cas de tuberculose en Charente augmentent ou baissent selon les années mais se maintiennent en bruit de fond en permanence. L’abattage systématique des troupeaux conduit à une disparition progressive de l’élevage en sud Charente.
Il est plus que temps de réagir ! Car si les protocoles sanitaires mis en place permettent une certaine protection des élevages, ils ne font pas baisser la pression sur la faune sauvage vecteur principal de cette maladie.
Afin de contrer ce phénomène et faire baisser la pression de la faune sauvage, il a été proposé de mettre en place une « Zone test », dont l’objectif serait de faire drastiquement diminuer la population de sanglier et surtout celle de blaireaux afin d’évaluer l’impact sur la propagation de la maladie dans les élevages.
Ce test fera l’objet d’un comptage précis et d’une analyse complète des résultats avant de diffuser l’information plus largement. Cette opération a déjà été réalisé dans un autre département et a permis de faire baisser significativement la pression.
Une nouvelle rencontre avec l’administration est programmée à la mi-janvier pour définir et mettre en place le protocole.
Soyez certains chers collègues que La Chambre et le Syndicat vont être vigilants sur la suite de ce dossier.
