Sur invitation de la préfecture de la Vendée, Laëtitia Plumat, présidente de la Chambre d’agriculture de la Charente, accompagnée de Frank Olivier, président de la CR 16, a participé ce 25 juillet à la visite de Monsieur Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur. Cette visite était organisée dans le cadre de la lutte contre les dégradations des réserves de substitution, dont plusieurs ont eu lieu récemment, en Charente, Charente-Maritime et Vendée. Cette rencontre a permis de mettre en lumière la gravité des actes de vandalisme qui touchent nos outils de travail, construits en toute légalité et indispensables à l’irrigation et à la pérennité de l’agriculture et de notre souveraineté alimentaire.
Ensemble, ils ont rappelé l’urgence de protéger les agriculteurs face aux violences inacceptables que subissent leurs installations.
Monsieur Retailleau a été très clair : les individus qui s’en prennent aux réserves de substitution doivent être qualifiés pour ce qu’ils sont, des délinquants, et non des écologistes. Ce positionnement sans ambiguïté est salué par la Coordination Rurale, qui dénonce depuis longtemps l’impunité de ces actes.
Plusieurs pistes de travail ont été évoquées pour renforcer la sécurité :
- Installation de vidéosurveillance automatisée autour des réserves ;
- « Bunkerisation » des points sensibles, notamment les zones de pompage ;
- Mise en place de patrouilles régulières, une mesure déjà activée dans notre département.
Une meilleure communication entre les forces de l’ordre et la profession agricole va également être mise en place pour améliorer la réactivité face aux menaces.
Dernière promesse du ministre : une étude des solutions législatives pour « durcir les sanctions et mieux qualifier les infractions ».
« Nous avons pu tous les deux intervenir pour rappeler l’importance de défendre l’irrigation, outil essentiel de souveraineté alimentaire, et de protéger les agriculteurs qui travaillent dans le respect des règles » indique Laëtitia Plumat.
« Plus largement, ce sont aussi les vols sur nos exploitations, comme les GPS, le carburant, et le vandalisme dans les cultures qui pénalisent nos exploitations, avec des assurances qui ne couvrent pas ou pas assez les préjudices. Là aussi il y a un gros travail à faire, de surveillance bien sûr, et de sanctions, mais également avec les compagnies d’assurances. » termine Frank Olivier.
Face à la radicalisation croissante de certains groupes hostiles à l’agriculture, la Coordination Rurale reste déterminée à faire respecter le droit, la sécurité, et la légitimité du monde agricole.
