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Idées reçues : Les agriculteurs se moqueraient du bien-être animal

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Idées reçues : Les agriculteurs se moqueraient du bien-être animal

Tous les mois, nous reviendrons sur une idée reçue qui colle à la peau des agriculteurs français.
Ce mois-ci, nous nous attaquons au sujet du bien-être animal !

Qu’est-ce que le bien-être animal ?

Tout d’abord, il est important de définir le bien-être animal. C’est un concept multifactoriel avec plusieurs critères  : l’absence de faim et de soif, l’absence de peur, de détresse et de stress physique et thermique, l’absence de blessures et de maladies. Un animal en situation de bien-être, c’est un animal qui se porte bien physiquement et mentalement.

De plus en plus, la sphère médiatique est agitée par des débats sur la question du bien-être animal. Question légitime mais qui de la façon dont les choses sont abordées mettent en porte-à-faux les éleveurs en donnant l’impression que ceux-ci se moquent de leurs animaux. Quoi de plus faux quand on sait que le bien-être animal est un sujet pensé depuis de nombreuses années par des spécialistes de la question.

Le fait que ce débat ait dépassé la sphère professionnelle pose problème car les réactions face à ce sujet entraînent régulièrement un dénigrement des agriculteurs.

Pourquoi une si grande polémique ?

Sur le site du RIP animal, on retrouve des fausses informations telles que « les animaux souffrent de manière abominable du premier au dernier jour de leur existence » ou encore « privés de tout contact avec un élément autre que le fer et le plastique qui composent leurs cages, ils développent des troubles psychologiques et physiques majeurs. ». Ces propos ont pour but de montrer que les animaux sont maltraités dans de nombreux élevages.

Or, c’est oublier que les éleveurs sont les premiers acteurs du bien-être de leurs animaux. Chacun d’eux sait parfaitement qu’un animal élevé dans de bonnes conditions donnera un meilleur produit. De plus, un animal maltraité, malade ou stressé, sera beaucoup plus exposé aux accidents physiques et sanitaires, ce qui impacterait négativement la rentabilité de l’élevage.
Ne serait-ce que d’un point de vue économique, un éleveur a tout intérêt à être bienveillant avec ses animaux.

Dans le même registre, l’association L214 diffuse régulièrement des vidéos chocs. Évidemment il est important de dénoncer les mauvaises pratiques. Cependant, le consommateur manque d’explications et de connaissances pour décrypter ces images. Il va alors fatalement avoir tendance à généraliser les dérives qu’il a vu sur internet à l’ensemble des élevages, et ce, d’autant plus que ces vidéos sont souvent décontextualisées.

Les éleveurs ont des formations et une expérience qui fait qu’ils sont les plus à même de s’occuper de leurs animaux, car après tout il s’agit de leur métier. On peut se demander qui est le plus compétent entre un éleveur qui est tous les jours, depuis parfois des dizaines d’années, auprès de ses bêtes et connaît leurs besoins et leur comportement et une personne qui pense savoir en ayant vu trois vidéos.

Les limites de ce débat et les pistes de réponses aux critiques

Personne ne se targuerait de pouvoir remplacer ou donner des conseils à un médecin ou à un avocat sans formation préalable dans ce domaine. Pourtant, il semble admissible dans notre société de donner des conseils agricoles, sans être soi-même agriculteur, métier pourtant très technique et spécialisé. S’occuper des animaux, c’est un travail de professionnel. Tout le monde a un avis sur les agriculteurs et le monde agricole mais combien comprennent vraiment les enjeux et les contraintes de la filière ?

Pour lutter contre les critiques des non avertis, vous pouvez monter des opérations de communication pour informer les consommateurs. Pourquoi pas en ouvrant les portes de vos fermes ou en racontant le quotidien de vos exploitations pour faire connaître la réalité du terrain. Communiquer, c’est la clé !