La Coordination Rurale des Ardennes a rencontré Didier Guillaume, lors de sa venue dans le département le 7 novembre dernier. Après l’allocution brève du préfet, aucun politique n’a eu le droit de s’exprimer. Le ministre n’a souhaité parler qu’aux responsables syndicaux agricoles et au président de la Chambre d’agriculture.

Frédéric Verzeaux, représentant de la CR 08, a parlé au ministre de l’état d’esprit actuel de l’agriculture et des agriculteurs. Lorsqu’il était jeune, il savait en quoi consistait son métier, quels étaient ses droits et ses devoirs. Désormais, un discrédit est posé sur l’agriculture. Le grand public n’a plus foi en la science, mais se laisse influencer par des associations environnementales ou véganes qui tentent d’imposer leurs idéologies. Le cœur du métier d’agriculteur est de pouvoir vivre de ses produits, même si des mesures d’accompagnement sont évidemment nécessaires dans le contexte actuel.

L’objectif du ministre est de retisser un lien entre la population et l’agriculture. Pour Frédéric Verzeaux, les agriculteurs ont déjà fait un pas pour s’adapter aux exigences de la société avec les mises aux normes et l’évolution de la réglementation. Si la population veut une baisse des phytos, il va falloir la rémunérer. Les agriculteurs doivent toujours faire plus des efforts pour qu’au final leurs produits soient jetés en pâture aux cours mondiaux ! Nous avons besoin d’une politique qui conduise à la rémunération des produits de qualité.

Le ministre s’est montré disponible et attentif aux revendications qui lui ont été portées lors de cet entretien qui a duré plus d’une heure. Espérons qu’il saura se montrer plus compétent que ses prédécesseurs.

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