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Lozère : stop au loup et à la cogestion !

Lozère : stop au loup et à la cogestion !

C’est à la suite d’une nouvelle attaque de loup à Prévenchères en Lozère que s’est décidé spontanément le blocage du péage du viaduc de Millau le 14 juillet dernier par un groupe d’éleveurs lozériens et aveyronnais. Ce rassemblement d’éleveurs exaspérés avait pour objectif d’obtenir un rendez-vous avec Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, pour aborder avec elle la problématique du loup. Cette action sans affichage syndical et intitulée « Non au loup » a permis d’obtenir, après une matinée de blocage, la visite de deux conseillers spéciaux pour préparer la rencontre avec la ministre de l’Ecologie.

Lors de cette entrevue, les différents effets néfastes consécutifs à la présence de ce prédateur (économiques, sociaux et environnementaux) ont été une nouvelle fois développés. En réponse, plusieurs propositions ont été évoquées comme notamment la création d’une « brigade loup » pour le massif central et la majoration des prélèvements annuels pour contenir une population lupine qui ne cesse de croître.

A l’issue de cette réunion, il a été décidé de la composition de la délégation devant se rendre à Paris. Et alors que seuls les éleveurs de la Coordination Rurale et la Confédération Paysanne composaient les rangs des personnes mobilisées pour l’action « Non au loup », le préfet de la Lozère a imposé la présence des présidents de la FDSEA48 et des JA48 en indiquant qu’ils étaient ses interlocuteurs privilégiés et ce, alors que ces 2 syndicats étaient absents du rassemblement !

Malgré les très fortes contestations de l’auditoire, rien n’y a fait : la CR et la Conf’ ne sont pas conviées… Il est certain que le syndicat de la cogestion ne devrait pas faire de vagues ! La CR48, elle, est écœurée par cette décision.

Au final, c’est donc une délégation issue majoritairement des rangs de la FNSEA qui sera reçue ! Reste à savoir si, une fois à Paris, devant la Ministre, des revendications sérieuses seront exprimées comme le déclassement de l’espèce dans la convention de Berne et l’exclusion du loup de toutes les régions d’élevage… Rêver ne coûte rien ! Gageons que notre ministre de l’Ecologie (pour quelques mois encore) fasse preuve de responsabilité et de courage politique et apporte de réelles solutions à cette problématique gravissime pour tout le secteur de l’élevage.

 

François MANTES,
Administrateur CR48