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Loups, PAC, ZNT, Ceta, etc : les agriculteurs de Lozère en ont assez !

CR48 Préfecture

Loups, PAC, ZNT, Ceta, etc : les agriculteurs de Lozère en ont assez !

Des éleveurs de la Coordination Rurale de Lozère ont manifesté jeudi 10 octobre devant la préfecture de Mende. Ils brandissaient des pancartes en forme de loups sur lesquelles étaient inscrits PAC, ZNT, sécheresse, Ceta, Mercosur, prix, retraites, suicides…

Les éleveurs ont ainsi souhaité alerter sur le manque de considération et sur la situation désastreuse que connaît l’agriculture française. L’agriculture lozérienne ne fait malheureusement pas exception en la matière.

Sécheresse, suicides et agribashing : entretien avec la préfète

Une délégation de la CR48 a pris part à un entretien avec Christine Wils-Morel, préfète de Lozère.

Concernant la sécheresse, la CR48 se questionne sur les réelles motivations de l’État dans la création de retenues collinaires. Comment se satisfaire de déclencher chaque année des procédures de calamités agricoles sans engager de réels moyens dans la réalisation de retenues collinaires ? Pourtant, la création des Assises de l’eau devait tout résoudre… Un budget et de la main-d’œuvre auraient suffit.

Les éleveurs ont également rappelé à la préfète les chiffres des suicides agricoles en France où un agriculteur se suicide tous les jours. Triste résultat de la politique agricole menée par le Gouvernement…

Enfin, la vague d’agribashing qui sévit en France n’épargne pas la Lozère. Certains semblent toujours trouver à redire sur le bien-être animal ou les horaires de travail des agriculteurs. La CR48 a demandé qu’afin de lutter contre l’agribashing, soit réalisée une communication à destination du grand public sur le travail des agriculteurs du département, notamment sur leurs horaires de travail.

Rencontre avec la présidente du Conseil départemental

Les éleveurs ont ensuite rencontré Sophie Pantel, présidente du Conseil départemental de la Lozère. L’échange a permis de parler longuement de la restauration collective. L’agribashing se trouvait également au cœur des échanges. Nous avons convenu de la nécessité pour le Conseil départemental de s’impliquer davantage dans la réalisation d’une communication sur le travail des agriculteurs.