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Loup : quand la Commission s’aveugle

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Loup : quand la Commission s’aveugle

Suite à une question à la Commission posée par l’eurodéputée Anne Sander, le Commissaire à l’Environnement, M. Sinkevičius, a répondu que « La Commission ne prévoit pas actuellement de réviser les annexes de la directive « Habitats » pour modifier le statut juridique du loup en tant qu’espèce protégée », précisant qu’ « en vertu de la législation actuelle de l’UE, les États membres disposent de l’ensemble des outils nécessaires pour faire face à tout conflit éventuel lié à la conservation des espèces protégées, telles que les grands carnivores, y compris le recours à la mise à mort lorsque cela est justifié. »

La Coordination Rurale déplore cette réponse car son statut d’espèce strictement protégée ne se justifie plus. Avec officiellement près de 600 loups en France, et une croissance de la population lupine d’environ 30 % par an hors prélèvements, ce n’est plus une espèce en voie de disparition.

C’est pourquoi la CR demande la révision des annexes de la Convention de Berne de 1979 et de la Directive « Habitats ». S’il existe effectivement la possibilité pour les États de déroger sous conditions à la stricte protection du loup, le recours à ces dérogations est devenu permanent et s’intensifie année après année.

Le système de gestion passive actuel, basé sur des mesures de protection coûteuses dont l’INRAE a montré l’inefficacité, a atteint ses limites qui ont des lourdes conséquences. Les loups causent en effet de plus en plus de dégâts à l’élevage. Et si les ovins sont particulièrement visés, les loups tuent également bovins et équins, de plus près des habitations, perturbant gravement la conduite des troupeaux et nuisant au tourisme et aux paysages.

Il est urgent de permettre une gestion active de cette espèce, seul moyen pour maintenir la biodiversité des espaces colonisés par le loup, des territoires classés au titre du pastoralisme, pour préserver les paysages, les savoir-faire des éleveurs et les espèces adaptées à l’élevage de plein air. C’est ainsi que nous garantirons une alimentation de haute qualité basée sur des filières de qualité et d’appellations d’origine.

« Le loup est un élément de la biodiversité parmi de nombreux autres êtres vivants ; mais il n’est pas LA biodiversité. Alors oui, tout en étant protégé le loup doit être contrôlé, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. », a déclaré Alain Pouget, président de la Coordination Rurale de la Lozère.

 

Contacts presse :
Benoît Denis – référent élevage – 06 78 02 06 91
Marion Vignier – chargée de communication – 06 70 80 99 51