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Loup : La Coordination Rurale demande la modification de la Convention de Berne

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Loup : La Coordination Rurale demande la modification de la Convention de Berne

Dans un courrier adressé à la Secrétaire Générale du Conseil de l’Europe, la CR demande l’exclusion du loup de l’annexe II de la Convention de Berne lui conférant le statut d’« animal strictement protégé ».

Population et dégâts toujours plus importants, il est temps d’être radical

Il faut désormais cesser de « jouer »avec le plan loup et la surenchère de mesures de protection, et prendre le problème du loup à son origine. En effet, sa population ne cesse de croître, avec en parallèle des dégâts toujours plus importants sur les troupeaux d’ovins et de bovins. Le carcan de la Convention de Berne et par suite la Directive « Habitat, Faune, Flore », interdisent de fait de stopper ces prédateurs qui ont traversé la France d’Est en Ouest. Cette progression et les attaques qui y sont liées témoignent de l’inefficacité des plans loup à garantir la sécurité des troupeaux, à moins que cela ne soit pas leur but premier !

Les prélèvements, une centaine de loups en 2019, qui ne restent que dérogatoires, ne suffisent pas à limiter la population de ces prédateurs qui pourrait doubler dans les 4 à 5 ans à venir [1] selon un rapport co-rédigé par le CGAAER et le CGEDD, qui « considère par ailleurs qu’il serait utile de viser parallèlement la réévaluation du positionnement du loup comme espèce protégée » [2]

Potentiel carrefour des loups, la France se doit de réagir

Toujours selon ce même rapport, « la France sera, tôt ou tard, au carrefour de trois populations : italienne, ibérique, et germano-polonaise, voire balte » [3]. Pour la CR , il est donc primordial que la France, à l’image de la Suisse, porte le combat du déclassement du loup auprès du Comité permanent de la convention de Berne qui se réunit à partir de demain à Strasbourg. Le ministre de l’Agriculture s’était engagé à faire figurer ce point à l’ordre du jour du Comité auprès de la Sénatrice Morhet-Richaud, comme elle en a témoigné lors du Groupe National Loup du mercredi 27 novembre. Pourtant à ce jour, le loup ne figure pas parmi les points prévus au débat. (consultez ici l’ordre du jour).

Les éleveurs sont à bout de nerfs face à la répétition des attaques et à la menace permanente qui pèse sur les animaux. Ils ne peuvent pas comprendre que l’État reste simple observateur de la catastrophe. Le loup est un prédateur qui doit être confiné aux zones dépourvues d’activité humaine, ce qui est impossible sous l’égide de l’annexe II de la Convention de Berne.

[1] Rapport n°18097 : Le loup et les activités d’élevage comparaison européenne dans le cadre du plan national d’actions 2018/2023 – mission commune CGAAER/CGEDD – p49
[2] Rapport n°18097 : Le loup et les activités d’élevage comparaison européenne dans le cadre du plan national d’actions 2018/2023 – mission commune CGAAER/CGEDD – p47
[3] Rapport n°18097 : Le loup et les activités d’élevage comparaison européenne dans le cadre du plan national d’actions 2018/2023 – mission commune CGAAER/CGEDD – p24