Depuis quelques jours, on assiste à un matraquage médiatique au sujet de la manipulation qui a consisté à faire passer de la viande de cheval pour de la viande de bœuf dans les produits Findus.
Les dindons de la farce
Compte tenu des nombreux contrôles et des efforts réalisés par les éleveurs français pour permettre une traçabilité irréprochable (alimentation – produits vétérinaires – bien-être animal – double identification auriculaire…), la Coordination Rurale s’indigne qu’une telle tromperie envers le consommateur puisse avoir été mise en place.
Des conséquences désastreuses
La CR souligne qu’il est anormal qu’on exige des éleveurs une transparence pointilleuse et sans faille alors que les intermédiaires et les industries agro-alimentaires agissent à leur guise !
Face à une telle affaire, la Coordination Rurale s’inquiète du préjudice causé aux éleveurs et à l’image de qualité réputée du bœuf français. Le revenu des éleveurs étant déjà très faible, ces derniers n’ont vraiment pas besoin que les consommateurs perdent confiance en leur production.
Les positions de la CR
Cette affaire met en lumière ce que la CR dénonce depuis des années : la multiplication des intermédiaires et les matières premières agricoles qui sont soumises aux marchés boursiers et au libre-échange débridé entraînent de nombreux problèmes (spéculation, problèmes sanitaires, famines…).
Si tout le système était repensé, la marge captée par les nombreux intermédiaires pourrait revenir aux éleveurs à travers une hausse des prix à la production ; la viande ne se baladerait plus partout dans le monde et le fameux bilan carbone serait revu à la baisse.
Tout en rappelant que cette tromperie n’a aucune incidence sur la santé des consommateurs, la CR demande qu’une égalité de traitement au niveau de l’Europe soit enfin respectée. Pour éviter que ne se reproduisent ces malhonnêtetés il est urgent qu’un système de traçabilité infaillible soit imposé à tous les maillons de filière (étiquetage du producteur au consommateur) même pour les produits transformés. La libre circulation des produits au sein de l’UE n’est acceptable qu’à ce prix.