La CR, conviée à débattre au ministère, a fait part de son analyse et de ses propositions. Le dépôt de bilan du groupe DOUX a mis en exergue la fragilité de toute une filière, qui est pourtant stratégique pour l’économie et l’emploi en Bretagne. La CR affirme que la relance passe avant tout par celle des éleveurs, dont le revenu doit devenir la priorité des plans d'action.

Dans le modèle d'intégration en déclin, ce sont toujours les éleveurs qui font les frais des pertes des grands groupes, sans jamais en retirer de bénéfice quand ces derniers se portent bien. Ainsi, certains d'entre eux, bien que non concernés par la fin des aides à l'export, annoncent qu'ils la répercuteront à la production ! Cela revient à fermer 75 % des élevages bretons, puisque seuls les 25 % meilleurs généreront un misérable résultat positif (évalué à 3 € / m²).

La CR propose de revoir les normes azote et phosphore utilisées, qui ne correspondent à aucune réalité. En outre, un élevage doit pouvoir changer de production (espèce élevée) sans avoir à surmonter une montagne de contraintes administratives, si les rejets d'azote et de phosphore n'en sont pas augmentés. Enfin, les contrats doivent devenir équitables, sur l'exemple de ce qui se fait en Belgique et la TVA sociale doit venir au secours des éleveurs, soumis à une concurrence déloyale.

Et surtout, il est temps de réguler la production et de baser les prix sur les coûts de production.

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