Ce n'est pas par hasard que S. Le Foll a choisi le congrès de la FNPL pour présenter son plan de soutien à l'élevage. Par le biais de ce choix peu glorieux, il était certain de trouver un public acquis qui n'entrevoit que la contractualisation comme solution et de maigres subventions pour repousser l'échéance.
Un nouveau coup de communication
Sans vouloir s'attaquer aux problèmes structurels de l'élevage, notre ministre use et abuse de toutes les ficelles de la communication : annonce d'une volonté de soutien, annonce d'un plan, annonce d'une enveloppe, … A quand une mesure structurée et détaillée ? La filière élevage ne peut plus se contenter d’effets d’annonce.
Scepticisme sur la nature et les conditions de ces aides !
La CR approuve la volonté du ministre d’encourager les installations et l'engraissement, mais quelles seront les conditions d'éligibilité ? Stéphane Le Foll ne présente pas non plus les détails des conditions d’octroi des aides accordées à ceux qu'il appelle les « récents investisseurs éleveurs de bovins allaitants et engraisseurs ».
Au vu de la situation économique des éleveurs et compte tenu du revenu agricole 2012, un grand nombre d'exploitations ont cessé d'investir. En proposant une aide a posteriori, beaucoup d'éleveurs seront pénalisés. La filière élevage est très mal en point, il faut cesser les soins palliatifs et appliquer des soins curatifs.
Les propositions de la CR
L'élevage français a besoin d’une vision d'avenir et d’être encadré par une Politique Agricole Commune dotée d'un réel contenu plutôt que consommatrice d'un budget sans résultat.
Le mode de détermination des prix de reprise basé sur l’offre et la demande ne peut convenir aux productions agricoles. Il est impératif que leur prix couvre leurs coûts de production.
Une véritable réforme, comme le propose la CR, doit donc être mise en place d’urgence au niveau européen pour enfin en finir avec l’enlisement de toute une filière.