Dans un contexte de flambée des prix de l’alimentation animale, l’autonomie protéique des élevages est de plus en plus plébiscitée. En France, elle varie selon les types d’élevages : les exploitations en viande sont plus auto-suffisantes (86 % en bovins et 83 % en ovins) que les exploitations laitières (de 70 % en bovins à 47 % en caprins). La France importe actuellement 3,5 millions de tonnes de soja chaque année, rendant certaines productions animales très dépendantes des cours internationaux, très volatiles (610 €/t de tourteau de soja au mois de mars, contre 517€/t début mai 2022). CAP Protéines s’inscrit dans le Plan protéines 2030. L’objectif est d’explorer des pistes pour réduire cette dépendance aux importations de protéines étrangères tout en développant la résilience et la compétitivité des élevages ruminants. Il s’articule autour de 5 volets : - évaluer et diffuser de nouvelles variétés de légumineuses ; - accroître la compétitivité des productions oléagineuses ; - répondre à la transition alimentaire ; - développer l’autonomie protéique des élevages ruminants ; - partager les informations du producteur au consommateur. Selon les simulations réalisées dans le cadre du projet, 1 hectare de prairie peut produire autant de protéines qu’1 hectare de soja. Ensilage de fauche précoce, culture de méteil ou encore stockage en boudin de maïs humide, un large éventail d’expériences et de pratiques s’offre aux éleveurs. Des témoignages d’exploitants participants, rédigés sous forme de fiches pratiques et qui reprennent le déroulé des chantiers et les rations correspondantes aux cultures mises en place, sont disponibles sur le site du projet.

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