Du 7 au 29 juillet, retrouvez sur notre site Internet une série de 21 articles (un par étape du Tour de France) sur les conséquences des accords de libre-échange sur l'agriculture française et européenne. Aujourd'hui, 8e étape entre Dreux (28) et Amiens (80), et donc 8e article.

Des "pesticides" importés en silence

 

Nombreux sont les débats actuels sur les produits phytosanitaires. Improprement appelés "pesticides", les plus médiatisés sont le glyphosate, les néonicotinoïdes ou les perturbateurs endocriniens. En la matière, l'agriculteur européen est soumis à une politique du deux poids et deux mesures. D'un côté, les pouvoirs publics souhaitent interdire toujours davantage de produits. Mais de l'autre, ils favorisent les importations des céréales et des protéagineux génétiquement modifiés, qui reçoivent des doses massives de glyphosate jusqu’au jour de la récolte.

En Amérique latine, une culture peut recevoir jusqu’à 15 litres de glyphosate par hectare. En France, 1 à 3 l/ha peuvent être appliqués avant la culture. Avec le libre-échange, la culture latinoaméricaine arrive en France ainsi traitée...

 

Rappelons qu’en Europe, de nombreux OGM sont interdits et le glyphosate est utilisé en interculture. Les résidus sur les céréales sont donc inexistants. Le libre-échange tue ainsi les agriculteurs en favorisant cette hypocrisie. Autant vis-à-vis des consommateurs que des agriculteurs, la CR demande l'interdiction des importations de produits alimentaires qui ne correspondent pas aux normes sanitaires, environnementales, sociales françaises et européennes.

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