C’est l’été et le traditionnel observatoire de Familles Rurales sur les prix des fruits et légumes est sorti. Avec 11 % d’augmentation, une très mauvaise image des agriculteurs est donnée et cela les stigmatise avec leurs fruits et légumes « trop chers ». La Coordination Rurale (CR) le rappelle une fois de plus, les agriculteurs ne profitent pas de la situation, ils sont eux-mêmes aussi victimes des différentes augmentations.

 

Une méthodologie douteuse

Comme tout rapport sur les prix, la méthodologie est expliquée : 108 relevés de prix ont été réalisés du 8 au 22 juin, par une équipe de 86 « veilleurs consommation », sur 37 départements, dans 4 types d’établissements (hypermarchés, supermarchés, Établissements à Dominante Marque Propre type hard discount et magasins spécialisés bio) et pour 9 fruits et 10 légumes, issus de l’agriculture conventionnelle et de l’agriculture biologique. Cette méthodologie est donc très floue et elle ne tient pas compte : - des prix des fruits et légumes pouvant être variables d’une région à une autre en raison d’une météo différente (impacts du gel, de la grêle…) ; - de l’origine des fruits et légumes.

 

Des charges en forte augmentation

Il ne faut pas oublier que les agriculteurs subissent aussi les différentes augmentations : carburants, conditionnement, salaires des employées… Le revenu des agriculteurs n’est pas plus important, bien au contraire !

« Nous sommes conscients que le sujet du prix des fruits et légumes est important pour les consommateurs », déclare Sébastien Héraud, responsable de la section Fruits et Légumes de la CR, « mais ces études, lorsqu’elles sont mal ou trop peu expliquées, peuvent donner aux consommateurs une image déformée en laissant penser que les agriculteurs s’en mettent plein les poches alors qu’en réalité, ils peinent souvent à couvrir leurs charges et à se dégager un revenu. »

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