Plusieurs organisations, dont la fondation Brigitte Bardot et la Confédération paysanne, se sont récemment dressées contre une projet de centre d’allotement et de quarantaine prévu pour 4 000 bovins en Saône-et-Loire.

Cet projet montre encore une fois qu’en termes de grands projets agricoles, la confusion et la désinformation règnent. La CR entend éclaircir plusieurs points.

Tout d’abord, il est regrettable qu’il soit devenu impossible d’aborder des projets agricoles importants sans susciter de tollé. Si la CR ne cherche pas à soutenir par principe ce genre d’initiative, elle rappelle que ces projets peuvent se justifier dans certains cas : rassemblement d’éleveurs pour diminuer la charge de travail, meilleure gestion des troupeaux et des mouvements d’animaux... Loin des postures idéologiques, chaque cas individuel doit être évalué en fonction de la pertinence du projet et de la législation en vigueur.

Ensuite, le projet de Saône-et-Loire n’a rien à voir avec une « ferme géante » qui risquerait de présenter une menace pour le voisinage ou l'environnement. Il s’agit ici d’un centre d’allotement et de quarantaine où les bovins ne seraient présents que de manière transitoire, avant d’être exportés vers des pays tiers. Ce centre permettrait ainsi d’améliorer la gestion sanitaire des animaux destinés à l’exportation. Grâce à sa position géographique (un important nœud autoroutier), il permet également de fractionner les temps de transport des animaux en provenance des régions éloignées des ports ou de l’Italie. Le centre peut donc également avoir un intérêt du point de vue du bien-être animal.

Enfin, pour certains, ce centre « contribue à enfermer les éleveurs bovins dans un modèle qui a déjà conduit nombre d’entre eux au désastre ». Il est vrai que la dépendance des éleveurs français vis-à-vis de l’étranger est regrettable, c'est pourquoi la CR milite depuis toujours pour que les pouvoirs publics entreprennent une véritable politique de soutien à sa filière engraissement pour que les naisseurs français puisse écouler leur production sur le territoire national. Mais en attendant, l’exportation constitue un débouché dont ils ne peuvent se passer pour vivre de leur métier. En outre, la France a besoin des marchés d’exportations pour écouler une partie de sa production de bovins mâles, qui trouvent peu de débouchés sur notre territoire. En matière d’exportations, il ne faut pas tout confondre. Les échanges européens voire méditerranéens, n’ont rien avoir avec le libre-échange que Bruxelles veut nous imposer avec le Tafta, le Ceta ou un accord avec le Mercosur.

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