L'info régionale

Réseaux sociaux

Les intrusions dans les élevages doivent être condamnées

section viande

Les intrusions dans les élevages doivent être condamnées

Les élevages français sont devenus la cible de militants qui remettent en question le travail des éleveurs, causent des dégâts importants et mettent en péril la sécurité sanitaire des animaux. Ces « visites », réalisées en toute illégalité, conduisent à la publication de vidéos sur internet jetant le discrédit sur les pratiques d’élevage et sur les éleveurs. Malgré leur caractère non autorisé et le préjudice moral et parfois financier pour les éleveurs, les auteurs ne sont que trop rarement condamnés et les vidéos non retirées des plateformes de diffusion. Pire, c’est parfois l’exploitant lui-même qui écope d’une amende, comme ce fut le cas d’un éleveur porcin dans les Côtes d’Armor qui dû payer 3 000€ suite à l’intrusion de militants anti-spécistes. Militants accompagnés, comble de l’illégalité, du député Bastien Lachaud. La Coordination Rurale a alerté à maintes reprises les autorités pour que ces intrusions cessent et que les auteurs soient condamnés.

Face au fléau que représentent les intrusions de ces individus nuisibles, nous invitons les agriculteurs à suivre les recommandations suivantes :
– afficher une pancarte matérialisant l’interdiction d’entrée dans le site pour les personnes non autorisées afin de faciliter la reconnaissance du caractère fautif de l’intrusion.
– prévenir immédiatement la gendarmerie
– recueillir des preuves de l’intrusion (photos, vidéos…)
– ne surtout pas expulser les individus par la force
– porter plainte quelle que soit l’issue de l’intrusion

Des moyens de surveillance mis en place

Face aux recrudescences des intrusions dans les élevages, la Coordination Rurale a transmis aux autorités sa volonté de mettre en place un dispositif de protection des agriculteurs comme ce fut le cas en Bretagne ou dans les Pays de la Loire.
Le dispositif Démeter est le dernier à avoir été instauré par la gendarmerie nationale. Cette cellule met sous surveillance les élevages, nomme des gendarmes référents et gère un système de SMS permettant la communication rapide des alertes.

Une Commission d’enquête devrait voir le jour

Pour parer à la « nébuleuse associative antispéciste », plusieurs députés ont déposé une demande de constitution d’une Commission d’enquête parlementaire auprès du président de l’Assemblée nationale. La Coordination Rurale salue cette initiative et souhaite que des avancées législatives permettent à l’avenir des sanctions dissuasives à l’encontre des intrusions illégales dans les élevages. La Coordination Rurale souhaite également voir annulés les avantages fiscaux dont bénéficient les donateurs aux associations anti-spécistes. En effet, par ce biais, l’État subventionne indirectement les activités de ces organisations.
La Coordination Rurale se propose d’être elle même auditionnée par cette Commission afin d’apporter un éclairage agricole et de terrain au dossier.