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Les épandages sentent mais n’aggravent pas l’épidémie de covid-19 !

Les épandages sentent mais n’aggravent pas l’épidémie de covid-19 !

Dans l’édition des 11 et 12 avril du journal Ouest France, nous avons pu découvrir que Manche Nature demandait au préfet ni plus ni moins que l’arrêt des épandages.
Ces pseudo-écologistes, agronomes un jour, économistes le lendemain, infectiologues aujourd’hui, tentent encore une fois de faire croire que nos pratiques agricoles seraient la cause de tous les maux. Selon eux, elles contribueraient à aggraver l’épidémie de coronavirus. Rien que ça ! Mais qu’en est-il réellement ?
Passons outre les justifications bancales et le fait que ne soit démontré aucun mécanisme de transmission du virus à l’Homme par des particules fines. Notons surtout qu’en cette période de confinement, ils mettent en avant la nuisance des épandages de produits phytopharmaceutiques pour les riverains.

Devrons-nous bientôt nous excuser de travailler pour nourrir nos concitoyens ? Manche Nature est-elle choquée lorsqu’elle passe à côté de travaux de construction d’une route ou d’un bâtiment quelconque ? Non. En revanche, sortez du matériel agricole et voilà la machine à communiqué de presse enclenchée…

L’hiver pluvieux n’a pas permis aux agriculteurs d’épandre les effluents d’élevage. Le printemps a été plus sec et les fosses sont pleines ; les épandages ont donc été réalisés de façon groupée à partir du mois de mars. Concernant l’ammoniac, il ne faut pas oublier que lors d’un épandage d’engrais minéraux, la volatilisation d’ammoniac n’a pas lieu instantanément mais sur plusieurs heures, voire plusieurs jours, et ces épandages sont obligatoirement dispersés sous 48 heures, ce qui limite également la diffusion d’odeurs.

Il faut savoir que le mélange d’eau et de substance active épandu par beau temps et en l’absence de vent atteint sa cible et ne dérive quasiment pas.
D’après les données prises comme référence par le ministère de l’Agriculture, en grandes cultures, moins de 1 % de la quantité appliquée se dépose au sol à plus de 3 mètres de la zone d’application. Or, ces données datent de 2001 et le matériel de pulvérisation a depuis fait l’objet de progrès considérables.

Il ne faut pas douter du fait que les agriculteurs sont, pour l’écrasante majorité, des gens expérimentés et consciencieux, pour lesquels le travail est un devoir civique qu’ils accomplissent avec éthique, animés par la préoccupation de nourrir aussi bien les consommateurs que leur propre famille. Ils sont très respectueux d’une réglementation très contraignante, qu’ils appliquent quoi qu’il arrive, même si celle-ci leur paraît souvent abusive et inadaptée.

Ce dénigrement outrancier est d’autant plus inacceptable que beaucoup de nos concitoyens ont choisi de s’éloigner des zones urbaines pour s’installer à la campagne, qui serait donc pour ces associations, le lieu de toutes les pollutions et intoxications. Un seul conseil : s’informer auprès de ses voisins agriculteurs.
Averroès écrivait : « L’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Voilà l’équation. »