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Les éleveurs dans la gueule du loup

Loup

Les éleveurs dans la gueule du loup

Les ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie ont publié, lundi 19 février, le plan national d’actions loup 2018-2023. L’attitude des deux ministères, n’ayant rien compris à la problématique du loup, révolte une nouvelle fois les éleveurs membres de la Coordination Rurale.

Sur la forme, les ministres se satisfont dès la première page de la concertation qui a conduit à l’élaboration de ce plan. Non, messieurs les Ministres, convier les représentants des éleveurs à une réunion, les noyer au milieu d’associations de protection de la nature et au final ne pas les écouter, ce n’est pas une concertation !

Sur le fond, le message envoyé aux éleveurs, à tous les éleveurs puisque le loup aura bientôt table ouverte sur l’ensemble du territoire, est tout simplement scandaleux ! Aucune des demandes des éleveurs n’a été prise en compte, si ce n’est à  la marge avec la création d’un observatoire de l’efficacité des moyens de protection. Les défauts du précédent plan loup sont maintenus et amplifiés dans l’objectif de céder toujours plus de place au loup. Il faut 500 loups aujourd’hui, mais combien demain ?

Quand le gouvernement ouvrira-t-il les yeux ? Nos voisins européens, italiens et espagnols ont bien compris la nécessité de mettre en place une régulation. À quelques centaines de kilomètres, à travers des chasses aux trophées, il est possible de tuer un loup et ce pour des milliers d’euros.

La conditionnalité des indemnisations des attaques liée à l’obligation de la mise en place des moyens de protection fait des éleveurs non plus des victimes mais des responsables des pertes. Aussi, les moyens de protection ne sont pas subventionnés dans leur intégralité et restent financés par des budgets agricoles. De plus, il n’est jamais question du surplus de temps nécessaire pour mettre en place, entretenir et tout simplement travailler avec les moyens de protection.

Les pouvoirs publics n’ont pas pris leurs responsabilités vis-à-vis des éleveurs qu’un tel plan va faire disparaître mais aussi des autres usagers de la nature et de la montagne car la disparition du pastoralisme s’accompagnera d’un risque accru de feux l’été et d’avalanches l’hiver.

Elle ne peut accepter que ce plan s’applique en l’état et continue notamment à solliciter les instances européennes pour un changement du statut du loup et une application cohérente dans tous les pays membres.