La Coordination Rurale dénonce la nomination d’Anne Le Strat au poste de directrice déléguée de l’Office français de la biodiversité (OFB), perçue par de nombreux agriculteurs comme un nouvel affront, dans un contexte de tensions déjà très fortes entre l’État et le monde agricole.
Une colère agricole ignorée
Depuis près de deux ans, les mobilisations agricoles se succèdent pour dénoncer l’accumulation de normes, de réglementations et de contrôles qui entravent la capacité productive de l’agriculture française.
La loi Duplomb-Menonville avait suscité un espoir politique, rapidement altéré par sa censure partielle par le Conseil constitutionnel, fondée sur une interprétation extensive de la Charte de l’environnement, ainsi que par l’opposition persistante d’une partie de la classe politique.
Une nomination qui ravive les tensions
Alors que les mobilisations ont repris depuis près de deux mois sur l’ensemble du territoire, la nomination d’Anne Le Strat à un poste stratégique au sein de l’OFB est vécue comme une provocation par de nombreux agriculteurs.
La Coordination Rurale dénonce le fait que des fonctions de direction au sein d’agences publiques majeures puissent être confiées à des personnalités identifiées pour leur engagement militant, soulevant une question essentielle de neutralité du service public.
Une perte de confiance envers l’OFB
Malgré les alertes adressées au Premier ministre lors des rencontres à Matignon en décembre et début janvier, cette nomination intervient dans un climat de défiance déjà marqué. Sur le terrain, l’OFB est souvent perçu comme une « police de l’environnement », associée à des contrôles jugés excessivement contraignants.
Compte tenu des positions publiques défendues par Mme Le Strat, cette décision risque d’attiser la colère plutôt que de favoriser un climat d’apaisement et de dialogue.
Les demandes de la Coordination Rurale
La Coordination Rurale s’oppose fermement à cette nomination et appelle l’ensemble des organisations syndicales agricoles, notamment la FNSEA, à soutenir cette position auprès du Gouvernement.
Plus largement, notre syndicat demande la suppression de l’OFB et une réforme profonde des missions des agences et opérateurs de l’État, afin de réduire les contraintes, rationaliser la dépense publique et redonner des marges de manœuvre à l’agriculture française.