Un constat alarmant pour toutes les filières
Dans toutes ces filières (betterave, cerise, figue, noisette, navet, etc.), les producteurs se retrouvent sans solution réellement opérationnelle, contraints d’augmenter le nombre de traitements, de supporter des coûts supplémentaires et de voir leurs rendements chuter.
Un constat sans appel : le rapport indique qu’aucune alternative non chimique n’est aujourd’hui pleinement efficace et qu’une seule alternative chimique existe, plus dangereuse pour la santé et l’environnement. Les solutions de biocontrôle sont encore trop lentes à être autorisées. Résultat : les agriculteurs sont sans solution à court terme.
Des filières en grande difficulté
• Betterave : aucune solution réellement opérationnelle n’existe aujourd’hui pour protéger les cultures contre la jaunisse virale.
• Pommier et poirier : alternatives peu efficaces, risques de résistance élevés.
• Cerisier : traitements à répéter tous les 4 à 6 jours, programmes jugés « difficilement tenables ».
• Noisette et figuier : quasiment aucune alternative disponible.
• Navet : aucune solution efficace en plein champ.
L’INRAE souligne qu’un retour temporaire à des solutions chimiques ou de biocontrôle efficaces est indispensable.
Une distorsion de concurrence inacceptable
L’INRAE rappelle que des produits de substitution autorisés ailleurs en Europe, comme l’acétamipride, restent interdits en France. Les producteurs français sont donc désarmés face à leurs voisins européens, mais soumis aux mêmes marchés et aux mêmes prix. Une situation absurde qui fragilise nos filières et met en péril la compétitivité de l’agriculture française au sein du marché unique.
Le bon sens une fois de plus ignoré
La Coordination Rurale reste ferme : on ne peut pas interdire un produit tant qu’aucune alternative testée, efficace et économiquement viable n’existe.
Le syndicat appelle à accélérer d’urgence les autorisations en biocontrôle et exige que toutes les possibilités qui existent obtiennent des AMM pour garder notre souveraineté de production dans les produits concernés. Il demande également de rétablir la confiance envers les agriculteurs et de remettre du pragmatisme dans la politique agricole française.
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