La Coordination Rurale apporte son soutien total à son Président national, Bertrand Venteau, après sa convocation par le Procureur de la République d’Auch suite à des propos tenus lors du congrès interne du syndicat. Cette procédure est jugée disproportionnée et constitue une atteinte à la liberté d’expression syndicale.
Une procédure disproportionnée
Les propos en cause ont été tenus dans un cadre strictement interne et militant, devant des adhérents, lors d’une mobilisation professionnelle. La Coordination Rurale rappelle que le ton employé dans les réunions syndicales est souvent engagé et parfois virulent, ce qui relève de la rhétorique syndicale classique.
Cette exagération verbale ne peut être interprétée isolément comme une menace réelle ou un passage à l’acte. Les propos doivent être appréciés dans leur contexte, et non de manière littérale ou détachée de la réalité du débat syndical.
Une plainte politique abusive
Le discours incriminé ne vise aucune personne nommément désignée. Il s’inscrit dans une opposition syndicale et politique à des orientations et courants d’idées, non à des individus. La Coordination Rurale dénonce donc l’utilisation abusive du dépôt de plainte par des représentants politiques proches de l’écologie politique.
La liberté d’expression bénéficie d’une protection renforcée lorsqu’elle s’exerce dans le cadre du débat politique ou syndical, même si les propos sont excessifs, polémiques ou choquants.
Une attaque injustifiée contre la CR
La Coordination Rurale a récemment été victime d’attaques injurieuses du député Benoît Biteau, qui a assimilé notre syndicat à une « mafia » lors d’une séance de questions au Gouvernement. Une telle qualification est infondée et excessive, et porte atteinte à la légitimité d’un syndicat légalement constitué.
La CR réaffirme son soutien
Dans un contexte particulièrement tendu pour l’agriculture, la Coordination Rurale appelle à une appréciation mesurée des débats publics. Bertrand Venteau ne mérite pas cette “chasse aux sorcières”. Nous saluons son engagement en faveur d’une agriculture libérée des contraintes normatives excessives et des injonctions environnementales.
La Coordination Rurale réaffirme son attachement à la liberté d’expression dans le cadre du combat syndical : une expression politique, parfois vive, mais qui ne saurait être assimilée à une menace pénalement répréhensible.