Fidèle à lui-même depuis 2017, Emmanuel Macron sacrifie encore une fois notre agriculture

Fidèle à lui-même depuis 2017, le Président de la République, Emmanuel Macron, lors de son déplacement au Brésil, a une fois de plus tergiversé sur la question de l’accord UE-Mercosur, trahissant encore une fois notre modèle agricole.

La Coordination Rurale, premier syndicat agricole français, s’oppose à l’intégration du volet agricole dans cet accord, qui constitue un contresens historique ! Une fois de plus, l’agriculture sert de variable d’ajustement dans les alliances stratégiques que notre République conclut avec des pays tiers. Le contexte géopolitique instable actuel ne justifie en aucun cas que l’on sacrifie un modèle agricole vertueux pour permettre à l’Europe de tenter d’exister sur la scène internationale. Encore une fois, la concurrence déloyale est favorisée au détriment de la protection de nos activités agricoles et de nos savoir-faire d’excellence.

Les clauses de sauvegardes promises par la Commission européenne, les mesures de soutien de certaines filières « sensibles », les dispositifs visant à renforcer la protection du marché intérieur européen et de l’union douanière face aux risques de fraude ne suffisent plus. Ces garanties ne sont qu’un écran de fumée destiné à dissimuler la réalité du désastre économique annoncé pour notre agriculture.

Les responsables politiques français doivent assumer leurs responsabilités

La Coordination Rurale exige que le consensus parlementaire au niveau français et européen qui s’est constitué depuis plusieurs semaines contre cet accord soit respecté par le Gouvernement. Le Parlement français et le Parlement européen devront maintenant faire échouer la ratification de l’accord UE-Mercosur pour protéger notre modèle agricole.

Notre syndicat demande également un devoir de transparence de l’exécutif et de la Commission européenne sur les procédures en cours visant à faire valider cet accord criminel de libre-échange. En tant que force syndicale, nous sommes disposés à poursuivre ce travail aux côtés des représentants politiques pour empêcher une ratification qui nous apparaît suicidaire pour notre secteur.

Un accord défavorable pour notre économie et pour la santé des Français

Demain, l’assiette des Français, en particulier celles des plus modestes, sera de moindre qualité, issue de productions ni françaises ni européennes. En fragilisant nos filières agricoles, on expose directement les consommateurs à manger des produits ayant pu faire usage de produits interdits en Europe (activateurs de croissance), tout en compromettant l’avenir de notre agriculture.

En plus d’une balance commerciale déjà déficitaire, c’est un véritable plan social qui se profile. Plusieurs milliers emplois sont menacés — entre fermetures d’exploitations, d’abattoirs et fragilisation des activités vétérinaires. L’arrivée sur le marché de 99 000 tonnes supplémentaires de viande bovine et de 180 000 tonnes de volaille (+ 55% par rapport aux importations actuelles du Mercosur) illustre concrètement l’ampleur du danger : ensauvagement progressif de nos campagnes, risques accrus d’incendies, et déstabilisation profonde du tissu rural. Les conséquences seront inévitablement lourdes d’un point de vue social, économique, environnemental et en matière de biodiversité.

Coordination Rurale — 1 Rue Nationale — 32200 Gimont

Tél. : 05 62 60 14 96 — Contact presse : 06 83 01 23 15

Site : www.coordinationrurale.fr

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