Le 06 août 2025 | Communiqué de presse – Coordination Rurale
La Commission européenne et les États-Unis viennent de conclure un accord-cadre douanier présenté comme un pas vers une « coopération renouvelée ».
Mais derrière ce discours diplomatique, c’est encore l’agriculture française qui trinque.
Des annonces floues, des conséquences bien réelles
Dès le 7 août, plusieurs mesures pourraient entrer en vigueur :
- Réduction ou suspension des droits de douane sur des produits agricoles transformés,
- Facilitations à l’export pour les vins, spiritueux et fromages AOP,
- Élargissement des quotas d’importation de blé, maïs, viandes, produits laitiers américains.
Selon la FEVS, la baisse des taxes sur les alcools pourrait entraîner jusqu’à 1 milliard d’euros de pertes cumulées, aggravées par la chute du dollar américain.
Une agriculture française sacrifiée
Une fois encore, la diplomatie commerciale européenne sacrifie nos filières agricoles au profit des secteurs industriels (aéronautique, numérique…). Cette logique court-termiste expose les producteurs français à une concurrence déloyale, venue d’un modèle intensif américain : OGM, hormones de croissance, bas coûts de production.
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Des engagements européens… à double vitesse
L’Union européenne multiplie les accords bilatéraux (Mercosur, Nouvelle-Zélande, Canada, États-Unis…) sans imposer de clauses miroir environnementales, sociales ou sanitaires. Nos producteurs doivent respecter des normes strictes, pendant que les produits importés échappent à toute exigence équivalente.
La Coordination Rurale appelle à :
- Sortir l’agriculture des accords de l’OMC,
- Conditionner tout accord à des clauses miroir effectives et vérifiables,
- Refuser les importations déloyales et soutenir nos filières SIQO (AOP, IGP…),
- Exiger des débats publics et des études d’impact transparentes.
Une cohérence européenne à reconstruire
« On ne peut pas, d’un côté, prôner une agriculture durable et locale, et de l’autre, multiplier les accords qui favorisent les importations à bas prix, à l’empreinte environnementale catastrophique », dénonce Véronique Le Floc’h, présidente de la Coordination Rurale.
Une cohérence européenne à reconstruire
« On ne peut pas, d’un côté, prôner une agriculture durable et locale, et de l’autre, multiplier les accords qui favorisent les importations à bas prix, à l’empreinte environnementale catastrophique », dénonce Véronique Le Floc’h, présidente de la Coordination Rurale.
La CR exige du gouvernement français qu’il ne valide pas cet accord sans garanties solides pour les producteurs français. Une demande d’audience au ministère de l’Agriculture est en cours, et des mobilisations sont envisagées.
