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Les agriculteurs veulent rester des hommes libres

Les agriculteurs veulent rester des hommes libres

La CR 65 souhaite réagir par rapport au concours organisé par les Jeunes Agriculteurs de Midi-Pyrénées en partenariat avec le rectorat, l’Office national d’information sur les enseignements et les professions (Onisep) et la Direction régionale de l’alimentation de l’agriculture et de la forêt (DRAAF), sur le thème «A la découverte de l’agriculture d’aujourd’hui».

Il faut être prudent avec ce qu’on dit et montre aux jeunes qui ne sont pas issus du monde agricole. Il ne faut pas leur faire croire que tout est rose et que les revenus sont assurés. Certes, le résultat des céréaliers est bon en 2012, mais son instabilité rend l’avenir très incertain : hausse du prix des intrants (phytos, engrais, énergie, etc.), attaque pour faire chuter les prix des grains via des rapports fantaisistes, baisse des rendements, diminution des aides de la PAC, nouvelles Cotisations Volontaires…mais Obligatoires, etc.

Les éleveurs, étranglés par leurs coûts alimentaires, ne voient pas se concrétiser la vente directe entre céréaliers et éleveurs au sein de la loi d’avenir. Les producteurs laitiers attendent de connaître les suites de la soi-disant hausse de prix, qui serait plutôt une vraie avance à rembourser. Les éleveurs porcins, quant à eux, ne sont pas certains que leur revenu annoncé en nette hausse soit suffisant pour réaliser leurs mises aux normes.

En fruits et légumes, les résultats sont également à relativiser au vu de l’année 2011 catastrophique, mais aussi du capital et du travail engagés. La CR souligne que l’horticulture dégage un revenu équivalent au SMIC ! Les viticulteurs, soi-disant jusqu’alors préservés, sont officiellement mal lotis et malgré la très faible récolte 2012, les ventes actuelles de vin se font encore sur les stocks qui en sont issus. Cela pourrait empirer en 2013.

Michel Jouanolou soutien que c’est sûrement un des plus beau métier. Mais pour que cela le reste ou le redevienne, il est important que les agriculteurs aient leur liberté d’entreprendre. Eux seul savent adapter leur production en fonction du terroir et du climat.  

L’administration est en train de les dégoutter avec des contraintes et contrôles en tout genre. Quand le paysan perd sa liberté il abandonne son métier. Et aujourd’hui on veut le remplacer par des tacherons de l’agroalimentaire qui se verront dicter leurs missions par des techniciens des grosses structures…