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Le virus de la grippe aviaire détecté sur un vautour en Aveyron, la Lozère se protège

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Le virus de la grippe aviaire détecté sur un vautour en Aveyron, la Lozère se protège

L’animal a été retrouvé mort dans un nid, sur la commune de Veyreau le 17 mai dernier. et Les analyses réalisées par le laboratoire de l’Anses ont confirmé la présence du virus de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP).

La Préfecture de Lozère prend des mesures de protection

Afin de prévenir la diffusion du virus, le préfet de Lozère s’est associé au préfet de l’Aveyron pour la mise en place d’une zone de contrôle temporaire (ZCT) dans un rayon de 5 kilomètres autour du lieu de découverte de l’animal infecté.
Cette ZCT a pour but de protéger les oiseaux des élevages professionnels et des particuliers.

21 jours minimum

Des mesures sanitaires et des restrictions des mouvements de volailles et des autres oiseaux détenus et de leurs produits ont ainsi été définies par arrêté préfectoral pour une durée minimale de 21 jours. Ces mesures visent à éviter la transmission de la maladie de la faune sauvage vers les oiseaux détenus par l’application stricte de mesures de biosécurité dans les élevages.
Quatre communes lozériennes placées en zone de contrôle temporaire

Les communes de Lozère en ZCT sont: Le Rozier, Saint-Pierre-des-Trpiers, Hures-la-Parade et, pour une partie de son territoire, Massegros-Causses-Gorges.

Les principales mesures sanitaires à respecter dans cette zone spécifique sont les suivantes :

– le recensement de tous les lieux de détention de volailles et d’oiseaux captifs, y compris d’ornement ;
– la mise à l’abri des volailles et oiseaux captifs, y compris les volailles de basses-cours  ;
– la visite de tous les élevages commerciaux par un vétérinaire sanitaire ou les services de la Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP)  ;
– le renforcement des mesures de biosécurité, notamment de la désinfection des véhicules entrant ou sortant des élevages d’oiseaux ;
– l’interdiction des mouvements de volailles et autres oiseaux captifs, sauf dérogation  ;
– l’interdiction de lâcher de gibier à plumes dans le milieu naturel  ;
– le renforcement de la surveillance de l’avifaune sauvage.

Espoir de vaccination

Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation avait déjà placé la Lozère et l’Aveyron en niveau de risque modéré le 10 mai dernier et avait lancé une expérimentation vaccinale sur les palmipèdes, sous contrôle de vétérinaires, de l’Anses et des services de l’État. L’objectif est de recueillir des données concernant deux vaccins, et de définir leur capacité à protéger les palmipèdes et à limiter la diffusion du virus.

Le Ministère rappelle également qu’aucun cas de transmission humaine ou interhumaine du virus H5N1 n’a été recensé en France et ce risque est considéré comme faible.