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Le rapport qui prouve qu’il faut revoir de toute urgence cette PAC

Le rapport qui prouve qu’il faut revoir de toute urgence cette PAC

« Le rapport que nous demandions et attendions avec impatience sort en plein été dans le silence le plus total ! », s’indigne Bernard Lannes, président de la Coordination Rurale.

En effet, le 28 juillet dernier, le Centre commun de recherche (CCR) de la Commission a discrètement publié l’étude d’impact des stratégies Biodiversité et De la ferme à la fourchette. Bien que les auteurs soulignent la difficulté d’analyser les stratégies, ils s’entendent pour écrire que tous les secteurs afficheront des baisses de production entraînant une aggravation du déficit commercial de l’Union européenne. Les coûts de production affichent quant à eux une augmentation de l’ordre de 10 %, ce qui impactera très fortement le revenu des agriculteurs !

« Comment les gouvernements européens, dont le nôtre, peuvent-ils s’accorder sur une PAC qui va accroître notre dépendance alimentaire, appauvrir les agriculteurs, poursuivre l’agrandissement des exploitations, renchérir le coût de l’alimentation, augmenter le nombre d’êtres humains mal nourris ? Tout cela sans avoir le moindre impact mondial sur les émissions de gaz à effet de serre. », s’insurge Alexandre Armel, secrétaire générale de la Coordination Rurale.

La Coordination Rurale constate que, sans le dire, les gouvernements européens ont opté pour une stratégie de décroissance au lieu d’engager une politique intelligente et courageuse de croissance durable pour un progrès partagé.

« Malgré nos incessantes demandes, nous n’avons jamais pu lire un bilan exhaustif des effets des PAC successives. Aujourd’hui qu’un début de recherche est fait en ce sens, il faut en tenir compte ! Ce n’est pas parce qu’il a fallu du temps pour arriver à un mauvais accord, qu’il ne faut pas le revoir. Nous ne pouvons qu’encourager le report de l’application de la PAC. » 

La Coordination Rurale appelle donc Emmanuel Macron à ouvrir les yeux sur cette triste réalité et à mettre sa présidence au Conseil de l’Union européenne au service d’une remise en cause de la PAC, qui doit être revue de toute urgence compte tenu des effets négatifs attendus.