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L’agriculture, facteur de biodiversité

L’agriculture, facteur de biodiversité

Mardi 16 avril avait lieu au Conseil Régional du Centre un débat sur la biodiversité, en amont du projet de loi cadre sur ce thème.

Les élus du Conseil Régional ont rappelé que la biodiversité diminue et qu’il ne faut pas oublier tous les services économiques qu’elle rend à titre gratuit.

L’agriculture ressort comme un facteur essentiel de biodiversité.

Les participants à ce débat, répartis par la suite en 3 ateliers, ont travaillé à la formulation de propositions selon les axes suivants :

  • Articulation des différents outils règlementaires et financiers
  • Prise en compte de la biodiversité dans l’aménagement du territoire et le développement économique
  • Connaissance en matière de biodiversité et mobilisation des acteurs.

Le concept de biodiversité a beaucoup évolué ces dernières années. Avant, il s’agissait seulement de préserver quelques zones remarquables. On considère maintenant que la biodiversité est partout et qu’elle se déplace, d’où les fameuses trames verte et bleue. On parle de « biodiversité remarquable » pour les espèces vraiment rares et de « biodiversité ordinaire » pour les écosystèmes plus répandus ou communs.

Il est en globalement ressorti qu’il faut cesser l’inflation règlementaire et même simplifier la réglementation, ce qui n’est pas du goût de tout le monde. Certains veulent mettre en avant une écologie incitative plutôt que punitive.
Beaucoup de petites communes n’arrivent pas à suivre : elles préfèrent garder leur Plan d’Occupation du Sol plutôt qu’investir des dizaines de milliers d’euros dans un Plan Local d’Urbanisme intégrant les trames verte et bleue.

Quelques uns ont critiqué les compensations environnementales qui sont toujours réalisées sur de la terre agricole. Cela n’est pas tolérable.
Plusieurs participants ont rappelé que l’agriculture contribue nettement à la biodiversité.

Enfin, il parait nécessaire de rendre les données sur la biodiversité plus facilement disponibles qu’elles ne le sont aujourd’hui. Les agriculteurs devraient pouvoir accéder beaucoup facilement à toutes ces données. L’accent a été mis sur l’importance du sol et de la vie du sol. 

Pour faciliter les inventaires, il faut renforcer les liens entre les différents gestionnaires.

Le Conseil Régional a signalé que les propositions des 3 ateliers seraient transmises au Ministère de l’Ecologie afin d’alimenter la réflexion sur le projet de loi cadre biodiversité.

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