« Viticulture : une première avancée sur le cuivre, mais une impasse technique toujours bien réelle »

La Coordination Rurale salue la décision du tribunal administratif de Melun, qui a suspendu plusieurs décisions de l’ANSES visant à interdire l’utilisation de produits phytosanitaires à base de cuivre contre le mildiou. Cette décision constitue un premier signal positif pour la filière viticole française, confrontée à de graves difficultés techniques et économiques.

Une décision de justice qui évite une distorsion de concurrence

Par ordonnance du 31 mars 2026, le tribunal administratif de Melun a estimé que les décisions sanitaires de l’ANSES étaient susceptibles de compromettre la viabilité économique de la viticulture française. Cette action, portée par plusieurs organisations viticoles, visait à éviter une distorsion de concurrence face à nos voisins européens.

Dans un contexte où le mildiou continue de menacer les cultures, la suppression de solutions de protection sans alternatives efficaces place les viticulteurs dans une situation critique.

Des décisions déconnectées des réalités du terrain

La Coordination Rurale alerte depuis plusieurs années sur le retrait progressif de solutions phytosanitaires sans alternatives crédibles, sur une réglementation française plus stricte que celle appliquée au niveau européen, et sur une absence de prise en compte des réalités agronomiques et économiques.

  • Interdiction de traiter à des stades clés comme la floraison, pourtant déterminants dans la lutte contre le mildiou ;
  • Limitation du nombre de passages par produit, malgré la présence de molécules identiques dans plusieurs spécialités ;

Ces incohérences réglementaires complexifient les pratiques, fragilisent les stratégies de protection et exposent les exploitants à des risques accrus d’erreurs ou d’illégalité.

Repenser les autorisations pour protéger la production

Pour la Coordination Rurale, les autorisations doivent être pensées par maladie et par usage, en intégrant pleinement les impacts économiques. Toute suppression de solution doit impérativement s’accompagner d’un effort massif en recherche et développement.

L’objectif est clair : garantir aux agriculteurs des moyens de protection efficaces, limitant au mieux les impacts, sans nier les réalités de production.

La Coordination Rurale demande une réforme du fonctionnement de l’ANSES, la fin des surtranspositions françaises, une meilleure prise en compte des impacts économiques, une coordination sanitaire réelle au niveau européen et une anticipation des futures impasses techniques afin de sécuriser durablement les exploitations viticoles.

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Coordination Rurale | www.coordinationrurale.fr | 16 rue Friant 75014 PARIS | Tel 05 62 60 14 96 – Contact presse : 06 83 01 23 15

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