« Ne détruisons pas une filière en prétendant la protéger »
La Coordination Rurale alerte sur une proposition de reclassification du cheval en animal de compagnie, une mesure présentée comme protectrice mais qui menacerait directement la filière équine et le bien-être des chevaux.
Un cadre actuel garant du bien-être équin
Le cheval est un animal exigeant nécessitant un encadrement professionnel strict : suivi sanitaire, installations adaptées, formation spécialisée, traçabilité et gestion responsable de la fin de vie.
Ce cadre repose aujourd’hui sur son statut d’animal de rente, qui garantit sa sécurité, sa dignité et la qualité de sa prise en charge.
Une réforme aux conséquences lourdes
Reclasser le cheval comme animal de compagnie fragiliserait l’ensemble de la filière : éleveurs, centres équestres, vétérinaires, maréchaux-ferrants, transporteurs, artisans et activités sportives ou touristiques.
Une telle décision provoquerait un choc économique, social et territorial majeur.
Un poids économique et territorial essentiel
La filière équine représente jusqu’à 120 000 emplois ruraux, 66 000 éleveurs et agriculteurs, 11 milliards d’euros d’activité annuelle et 1 million d’hectares de prairies indispensables à la biodiversité et à la prévention des incendies.
Elle joue également un rôle clé dans la préservation de races équines et dans la vitalité des territoires ruraux.
La Coordination Rurale appelle les décideurs à maintenir le statut actuel du cheval. Celui-ci n’est pas un frein au bien-être animal, mais bien la garantie d’une prise en charge professionnelle, responsable et durable.