Max Bauer, président d’Allo Agri, a activement participé au quatrième comité national de pilotage « Prévention du mal-être et accompagnement des populations agricoles en difficulté », qui se tenait moins de 2 mois après l’organisation du dernier comité en présence de Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, et avait essentiellement pour objet :

• d’installer officiellement Olivier Damaisin au poste de coordinateur national interministériel en remplacement de Daniel Lenoir ;
• de définir des orientations stratégiques et de nouvelles pistes de travail pour la deuxième année de mise en œuvre du plan ;
• de rappeler les priorités de travail sur les sept chantiers nationaux.

Pendant les échanges qui ont animé cette réunion, Allo Agri a insisté sur la nécessité de faire preuve de vigilance et de pragmatisme dans la déclinaison de cette feuille de route à l’échelle des départements, au vu des contrôles qui se multiplient et se durcissent actuellement. Le président d’Allo Agri a également insisté sur l’importance de prendre en considération le « droit à l’erreur » et précisé que « les contrôles de certains agents de l’OFB étaient en grande partie responsables du mal-être dans les campagnes ».

Face à ce sentiment d’acharnement ressenti par une partie grandissante de la profession, le ministre a affirmé qu’il demeurait particulièrement attentif aux retours du terrain et qu’il prendrait les dispositions nécessaires en cas d’anomalies constatées. Il envisage par ailleurs de soutenir l’inscription du « droit au répit » dans le cadre de la prochaine Loi d’orientation agricole.

Dans son discours introductif, le ministre a également noté qu’au cours des neuf derniers mois, les chantiers nationaux avaient bien avancé, au premier rang desquels celui des sentinelles, conduit en étroit partenariat avec le ministère de la santé. II a profité de l’occasion pour rappeler que des dispositifs d’accompagnement des familles endeuillées avaient été mis en place par la MSA et les prestations sociales correspondantes améliorées.

Ne doutant pas que des progrès importants pouvaient encore être faits en matière d’accès aux aides économiques, le ministre a mis en avant la récente participation de l’Agence de services et de paiement (ASP) au comité de suivi et de coordination interministériel qui devrait permettre d’engager réellement le chantier de la simplification des procédures.

Monsieur Fesneau a enfin souligné qu’en mettant l’accent sur la qualité de vie au travail, la feuille de route s’attaquait aussi aux causes professionnelles des risques psychosociaux (RPS) en agriculture. En ce sens, les travaux de la Commission supérieure des maladies professionnelles en agriculture devraient non seulement permettre d’assurer une meilleure prise en charge de ces risques quand ils sont principalement d’origine professionnelle, mais aussi de mieux les prévenir.

Avec l’agrandissement des exploitations, le dénigrement de la profession, la complexité des règles administratives, la multiplicité des exigences environnementales, l’absence de visibilité sur la conjoncture économique actuelle et la virulence des aléas climatiques, les facteurs de risques tendent à avoir un poids de plus en plus important dans la vie des agriculteurs.

Face à ces marqueurs, Max Bauer insiste : « Il est indispensable de renforcer les dispositifs existants et de soutenir la diversité des structures dédiées à la prévention et au soutien, avant que la situation ne devienne irréparable et les conséquences dramatiques. » Pour cela, l’association Allo Agri poursuivra activement ses actions de prévention, d’écoute et d’orientation. Toujours au service des agriculteurs et attentive aux demandes du terrain.

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