La Coordination Rurale condamne fermement le report des mesures d’urgence promises aux agriculteurs frappés par la sécheresse, les canicules et les incendies. Annoncées pour le 3 septembre, elles sont désormais repoussées de « quelques jours ». Quelle conception de l’urgence a donc l’État ? Après un été catastrophique, alors que des exploitations sont exsangues et que les trésoreries sont à bout, ce nouveau délai est irresponsable et méprisant. Quand les agriculteurs sont au bord du gouffre, l’État, lui, continue de repousser l’échéance.

Dans les fermes, les pertes, elles, n’attendent pas. Les trésoreries non plus.

La CR demande au Gouvernement de sortir de la logique consistant à chercher systématiquement de nouvelles recettes et de nouveaux impôts. Nous refusons toute fiscalité supplémentaire et, plus encore, tout « impôt sécheresse » qui ferait payer aux Français les conséquences de l’incapacité de l’État à maîtriser ses dépenses.
Avant de taxer davantage, commençons par dépenser mieux : supprimons les doublons, rationalisons le millefeuille administratif, notamment au sein d’organismes comme l’Office français de la biodiversité (OFB) ou l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), et mettons immédiatement en oeuvre les mesures qui peuvent soulager les exploitations sans coûter un euro supplémentaire aux contribuables : simplification, dérogations, reports et suppression des contraintes inutiles.
Les agriculteurs ont subi l’été. Ils ne subiront pas maintenant les hésitations de l’État. La Coordination Rurale exige des décisions rapides, concrètes et sans nouvel impôt.
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Coordination Rurale | www.coordinationrurale.fr

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